Attentat de Nice : la plainte de la policière Sandra Bertin pour abus d'autorité classée sans suite

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PAS DE POURSUITES - Le procureur de Nice a annoncé jeudi 5 janvier que les plaintes déposées dans la foulée de l'attentat de Nice par Sandra Bertin, policière municipale à Nice, le maire de Nice Philippe Pradal et son adjoint Christian Estrosi étaient classées sans suite.

L'enquête pour "abus d'autorité", ouverte par le parquet de Nice suite au signalement déposé par la policière niçoise Sandra Bertin, a débouché à un classement sans suite, a annoncé le procureur Jean-Michel Prêtre. La jeune femme, à la tête de la vidéosurveillance de la ville de Nice, avait affirmé dans la foulée de l'attentat du 14 juillet, avoir subi des pressions de la part du ministère de l'Intérieur dans le cadre de la rédaction de son rapport sur la présence de policiers nationaux sur la Promenade des Anglais, où avait eu l'attaque.

Une semaine après, elle indiquait avoir eu une demande d'un "commissaire de police" mandaté selon elle par la place Beauvau pour qu'elle mentionne dans son rapport la présence de policiers nationaux sur les lieux du drame, qu'elle n'avait, elle, pas vus au cours de son visionnage. Une demande constitutive, a rappelé le procureur le 5 janvier, "du délit d'abus d'autorité", ainsi que le rappelle Nice-Matin.

Après l'attentat, une lourde polémique sur le dispositif de sécurité

L'Inspection générale de la police nationale, aussitôt saisie, a mené une enquête dont les conclusions, continue le magistrat, l'ont "conduit à constater que les éléments de l'infraction n'étaient pas réunis". Raison pour laquelle la plainte de la policière, à laquelle le maire de Nice Christian Pradal et son adjoint Christian Estrosi, par ailleurs président de la communauté d'agglomération et de la région Paca, s'étaient associés, a été classée sans suite. Une décision qui intervient alors que Sandra Bertin a appris, mercredi 4 janvier, qu'elle serait jugée le 7 juin dans le cadre de la plainte pour diffamation déposée au moment des faits par Bernard Cazeneuve.

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Dans les jours qui avaient suivi l'attentat, où 86 personnes ont finalement trouvé la mort, une lourde polémique avait opposé les dirigeants de la ville de Nice, Christian Estrosi en tête, à Bernard Cazeneuve et l'ensemble de l'exécutif. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait notamment accusé le gouvernement d'avoir menti sur le nombre de policiers nationaux déployés, à l'occasion du feu d'artifice tiré au-dessus de la célèbre avenue.

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