Attentats du 13 novembre : deux ans après l'assaut du raid à Saint-Denis, des habitants toujours sans logement

Justice
DEUX ANS - Les habitants de l'immeuble de la rue du Corbillon qui avait été le théâtre de l'assaut du Raid le 18 novembre 2015 à Saint-Denis manifestaient ce samedi pour exiger d'être relogés. Leur immeuble avait été partiellement détruit il y a deux ans lors de l'opération pour neutraliser trois terroristes liés aux attentats de Paris.

Il est environ 4h du matin le 18 novembre 2015 lorsque des tirs retentissent rue du Corbillon à Saint-Denis. Le Raid vient de lancer un assaut, épaulé par la BRI, pour déloger et neutraliser plusieurs suspects liés aux attentats du 13 novembre qui ont eu lieu quelques jours plus tôt.


Lors de cette opération qui dure plusieurs heures, les trois occupants de l’appartement pris pour cible, Brahim Abdelsam, Abdelhamid Abaaoud et Hasna Ait Boulahcen sont tués. L’immeuble vétuste comptait 88 occupants avant l’assaut. Il est alors définitivement vidé de ses occupants et l’accès est bloqué.


Deux ans après, le traumatisme est toujours présent pour les habitants du quartier, mais la situation est davantage préoccupante pour certains d’entre eux qui n’ont toujours pas été relogés. Une nouvelle manifestation était organisée ce samedi, deux ans jour pour jour après l’assaut. Parmi ces habitants, certains sont sans-papiers  et demandent à être régularisées. Le député communiste de Saint-Denis, Stéphane Peu est venu témoigner son soutien aux sinistrés et demander leur régularisation "à titre humanitaire".


Selon France-Bleu Paris, sur 47 familles, 27 ont été durablement relogées mais la situation reste précaire pour le reste. Cinq personnes ont même été priées de quitter leur hôtel il y a quelques jours et se retrouvent à la rue.

Les sinistrés de l'assaut réclament une reconnaissance de l'Etat comme victimes du terrorisme, statut qui leur a jusqu'ici été refusé étant donné que leur prejudice est dû à l'intervention des forces de l'ordre. Mais l'Etat a finalement accordé le statut de "victimes d'une opération de police judiciaire", ce qui ouvre la voie à des procédures d'indemnisation pour préjudice matériel et moral.

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Les attentats du 13 novembre, trois ans après

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