Au deuxième jour du procès Merah, un incident d'audience et la notion de "loup solitaire" en question

Justice
PROCÈS MERAH - Abdelkader Merah peut-il être considéré comme complice des crimes atroces commis par son frère Mohamed en 2012 ? C’est ce que doit déterminer le procès qui s’est ouvert lundi à Paris dans un climat tendu. Pour ce deuxième jour d'audience, mardi 3 octobre, la cour s'est penchée sur les antécédents judiciaires d’Abdelkader Merah. L'audience a été interrompue un temps après que les avocats ont été rappelés à l'ordre. Les débats se sont ensuite focalisés sur la notion de "loup solitaire" lorsqu'un policier est venu témoigner à la barre.
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"Peintre en bâtiment", c’est ainsi que s’est présenté Abdelkader Merah devant la cour d’assises spéciale de Paris, lundi 2 octobre, pour l’ouverture de son procès. Un procès de cinq semaines qui doit déterminer si, oui ou, non, celui qui était surnommé  “Ben Laden” dans son quartier toulousain des Izards doit être considéré comme complice des attentats commis par son frère Mohamed en 2012.  Il est accusé d'avoir "sciemment" facilité "la préparation" de ses crimes en l'aidant notamment à dérober le scooter utilisé lors des faits.

A ses côtés , Fettah Malki, délinquant toulousain et ami de Mohamed Merah, se voit reprocher d'avoir fourni un gilet pare-balles, un pistolet-mitrailleur et des munitions, utilisés pour perpétrer les crimes. C’est sur la personnalité de ce dernier que le premier jour d’audience, lundi, s’est attardé. Mardi, c’est au tour d’Abdelkader Merah. 

Agé de de 35 ans, ce grand gaillard à la barbe noire fournie et aux cheveux longs noués s’était réjoui, à l’époque, des assassinats commis par son frère. Aujourd’hui, il nie avoir eu connaissance des desseins djihadistes de son frère. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Suivez les dernières infos sur le procès avec le live-tweet de notre journaliste présente à l'audience. 

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