Avant Jacqueline Sauvage, ces autres condamnés qui ont bénéficié d'une grâce présidentielle

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La libération de Jacqueline Sauvage

DANS LE RÉTRO - Jacqueline Sauvage, graciée ce mercredi par François Hollande, n'est pas la première à bénéficier d'une telle mesure. LCI revient sur les principales grâces accordées par des présidents depuis 1981.

Après des années de feuilleton judiciaire et une intense mobilisation, Jacqueline Sauvage est libre. La sexagénaire, condamnée pour le meurtre de son mari violent, est sortie de prison ce mercredi quelques heures après avoir obtenu la grâce présidentielle de François Hollande. Avant elle, Omar Raddad, Jean-Charles Marchiani et même José Bové ont bénéficié d'une mesure similaire. Retour sur les principales grâces accordées par des présidents depuis 1981.

Sous François Mitterrand

20 mai 1981 : Philippe Maurice, condamné à mort pour le meurtre d'un policier. Sa peine est commuée en réclusion à perpétuité.


12 août 1981 : 21 mères de famille, dont Christina Von Opel, condamnée en 1979 à 5 ans d'emprisonnement pour trafic de drogue.


6 nov 1981 : le braqueur Roger Knobelspiess, condamné à 5 ans de réclusion pour un hold-up.


17 mai 1982 : René Bour, militant anarchiste condamné à 10 ans d'emprisonnement pour des attentats.


20 août 1993 : l'écologiste Eric Pétetin, emprisonné pour 14 mois pour son action contre le projet de tunnel du Somport (Pyrénées-Atlantiques).


24 déc 1993 : Joseph Etcheveste, militant du mouvement armé Iparretarrak, qui purge 5 ans d'emprisonnement, dont 2 avec sursis pour des attentats au Pays Basque français en 1983.


25 mai 1994 : un prisonnier nantais de 42 ans, malade du sida, qui purge 10 ans de réclusion pour hold-up.


16 mai 1995 : Etienne Tête, ex-trésorier national des Verts privé de ses droits civiques et de ses mandats régional et municipal en octobre 1993 pour une escroquerie aux Assedic.

Sous Jacques Chirac

11 jan 1996 : Julien Devoulon, condamné de France le plus âgé (89 ans) et malade, condamné à 5 ans d'emprisonnement dont 2 avec sursis pour le meurtre de son petit-neveu.


10 mai 1996 : Omar Raddad, condamné à 18 ans de réclusion pour le meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal, en juin 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes), est partiellement gracié, ce qui lui permet de sortir en septembre 1998, après sept ans de détention. Il a tenté depuis en vain de faire réviser son procès. 


déc 1997 : Hugues Salvan, élu de la Réunion condamné en 1994 à 6 mois d'emprisonnement avec sursis et 2 ans d'inéligibilité pour corruption d'électeurs.


7 juil 1998 : Alex Ursulet, avocat et gendre de Bernard Pons, condamné à 40.000 francs d'amende en novembre 1995 pour outrage à magistrat à Nice.


16 mai 2002 : Maxime Gremetz, député communiste condamné à 2 ans d'inéligibilité pour des violences commises en avril 1998 sur des adversaires politiques.


10 juil 2003 : José Bové purge 10 mois d'emprisonnement depuis le 22 juin quand deux mois de remise de peine, ajoutés à la grâce collective du 14 juillet, lui permettent de sortir de prison le 7 novembre.


25 mai 2006 : amnistie pour le champion olympique Guy Drut, condamné en octobre 2005 à 15 mois d'emprisonnement avec sursis dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France.

Sous Nicolas Sarkozy

23 déc 2008 : grâce accordée à 27 détenus "exemplaires", dont l'ancien agent secret Jean-Charles Marchiani, artisan de la libération d'otages au Liban en 1988 et condamné pour une affaire de commissions occultes.

Sous François Hollande

27 mars 2013 : grâce partielle pour Philippe El Shennawy, 59 ans, braqueur libérable en 2032 mais emprisonné depuis 37 ans.


28 déc 2016 : grâce totale à Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent, qui avait demandé en vain sa libération conditionnelle après une grâce partielle.

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