Bastien, 3 ans, tué dans un lave-linge : 15 ans de prison pour la mère

Bastien, 3 ans, tué dans un lave-linge : 15 ans de prison pour la mère

Justice
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PROCÈS – La mère du petit Bastien, tué en 2011 dans un lave-linge, a été condamnée vendredi en appel à 15 ans de prison. Le père, Christophe Champenois, avait écopé de 30 ans en première instance mais il n'avait pas fait appel.

Un verdict plus lourd qu’en première instance. La mère du petit Bastien, tué dans un lave-linge il y a plus de six ans, a été condamnée vendredi à 15 ans de prison pour "complicité de meurtre" par la cour d'assises de Paris. Une peine assortie d'une interdiction d'exercer une activité en lien avec des mineurs. 


Le 25 novembre 2011, le petit Bastien avait été retrouvé mort chez ses parents à Germigny-l'Évêque (Seine-et-Marne). Le garçon de 3 ans avait été puni pour avoir été turbulent à l’école. Son père l’avait enfermé dans le lave-linge avant de mettre le programme en marche. Une scène d’horreur qui avait duré entre 30 et 60 minutes. Alors que Bastien était en train de mourir, son père, Christophe Champenois, était sur son ordinateur, sa mère, elle, faisait un puzzle avec Maud, leur fille aînée âgée de 5 ans.

"Un détournement conscient" de l'attention de la petite sœur

Pour le jury, Charlène Cott a été complice du meurtre en se livrant à un  "détournement conscient" de l'attention de la sœur de Bastien "pendant la phase cruciale du crime", l'empêchant de réagir. Lors du premier procès en 2015, Charlène Cotte avait écopé de 12 ans de prison. Christophe Champenois, 30 ans pour "meurtre aggravé". Elle seule était rejugée depuis le début de la semaine après avoir fait appel. 


 "Nous sommes satisfaits de cette condamnation, a déclaré à l'AFP Caroline Rémond, avocate représentant l'Enfant Bleu, association de défense des droits de l'enfant qui s'était constituée partie civile. Cette vérité judiciaire, la Cour la devait à Maud et à Bastien, pour perpétuer sa mémoire". Gérard Zbili, avocat de la défense, a pour sa part semblé exclure un pourvoi en cassation, assurant que sa cliente n'avait "pas la force pour un autre procès".


"Je n'ai pas tué Bastien, je n'ai pas aidé à tuer Bastien, avait déclaré à la barre l'accusée de 32 ans en sanglotant. Ça fait sept ans que je fais des cauchemars tous les jours".

Dans son réquisitoire, l'avocate générale Sylvie Kachaner avait souhaité "rapprocher davantage" la peine de la mère de celle de Christophe Champenois et avait requis une peine de prison de 20 ans. Elle avait estimé que Charlène Cotte, qui savait son fils dans le lave-linge mais ne l'avait pas secouru, était "bien complice" du père en détournant l'attention de la soeur de Bastien alors que celui-ci se trouvait dans la machine.


La mère ne voulait "pas le moins du monde" la mort de son fils, avait plaidé son avocat, rappelant que l'accusée avait été "habituée à ne plus pouvoir réagir" face à un homme décrit comme un "père ultra-violent", "fou dangereux".

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