Carlos Ghosn attaque Nissan et Mitsubishi pour "rupture abusive" de contrat

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Carlos Ghosn : l’ex-patron de Renault rattrapé par les affaires

CONTRE-ATTAQUE - Actuellement assigné à résidence à Tokyo, Carlos Ghosn, mis en examen au Japon pour diverses malversations, a décidé de poursuivre les constructeurs Nissan et Mitsubishi pour "rupture abusive" de son contrat.

Arrêté, incarcéré puis assigné à résidence à Tokyo depuis fin 2018, Carlos Ghosn n’est plus le PDG de Renault et Nissan. Il avait démissionné de son poste fin janvier dernier. En revanche, le chef d’entreprise libano-brésilo-français n’avait pas quitté ses fonctions au sein de NMVB, la filiale commune de Nissan et Mitsubishi basée aux Pays-Bas.

C’est la raison pour laquelle l’ancien patron de Renault a décidé, selon Le Figaro, d’attaquer les deux constructeurs nippons auprès de la justice néerlandaise pour "rupture abusive" de son contrat de travail en tant que salarié. Selon le quotidien le successeur de Louis Schweitzer à la tête du Losange réclamerait jusqu’à 15 millions d’euros à NMBV. "La rupture de contrat serait insuffisamment motivée", selon les avocats de Carlos Ghosn, alors que NMBV avait remercié l’ex-PDG de Renault-Nissan le 12 mars dernier après une réunion de son conseil d’administration.

Du côté de NMBV, le contrat de Carlos Ghosn n’avait pas "été soumis au conseil d'administration de NMBV", ce qui le rendrait non-valide. Nissan et Mitsubishi entendent d’ailleurs récupérer les rémunérations versées à Carlos Ghosn entre avril et novembre 2018, soit une somme totale de 7,82 millions d’euros.

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