Carlos Ghosn s’engage à rester au Japon s’il est libéré sous caution

Carlos Ghosn s’engage à rester au Japon s’il est libéré sous caution

Justice
PROMESSES - Toujours en prison au Japon, Carlos Ghosn espère obtenir une libération sous caution. Il s’est pour cela engagé à rester au Japon, et à ne contacter personne lié à l’affaire. Le futur ex-PDG de Renault continue par ailleurs à clamer son innocence.

Détenu depuis deux mois à Tokyo, Carlos Ghosn a promis de rester au Japon s’il était relâché, dans l’espoir d’obtenir une libération sous caution. Le tribunal de Tokyo doit examiner lundi 21 janvier la demande du futur ex-PDG de Renault, inculpé pour abus de confiance et autres malversations financières. Ses précédentes requêtes ont été rejetées au motif du risque de fuite et d'altération des preuves.


Dans un communiqué publié par ses représentants basés aux Etats-Unis, l’homme d’affaires de 64 ans s’est donc engagé à demeurer dans l’archipel.   "Alors que le tribunal doit examiner ma demande de liberté sous caution, je veux souligner que je résiderai au Japon et que je respecterai toutes les conditions demandées par le tribunal", a-t-il déclaré. 

Emprisonné depuis 64 jours "sans libération en vue", il promet d’assister à tout procès qui pourrait s'ensuivre "non seulement parce que j'y suis obligé juridiquement, mais parce que je suis désireux d'avoir enfin l'occasion de me défendre". 


"Je ne suis pas coupable des accusations qui pèsent contre moi et j'ai hâte de défendre ma réputation devant le tribunal", conclut-il dans son communiqué.

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Carlos Ghosn a été interpellé à la descente de son jet privé au Japon le 19 novembre. Il a depuis fait une unique comparution publique, le 8 janvier dernier. Il s’était alors dit accusé à tort, affirmant avoir "toujours agi avec intégrité".

Pas de bracelets électroniques au Japon

Selon sa porte-parole Devon Spurgeon, sa famille a déjà trouvé un appartement à Tokyo où il pourrait séjourner dans l'attente du procès, muni d'un bracelet électronique payé par ses soins. Cependant, ce système n'existe pas au Japon, a indiqué à l'AFP le ministère japonais de la Justice.

Carlos Ghosn a aussi promis de rendre ses trois passeports (français, libanais et brésilien), de s'abstenir de contacter les personnes liées à l'affaire et d'engager des gardes de sécurité approuvés par le parquet pour surveiller ses mouvements, a détaillé Mme Spurgeon.


Son épouse, Carole Ghosn, a de nouveau dénoncé, dans une interview au magazine Paris Match, ses conditions de détention, les qualifiant de "déplorables, voire inhumaines". "La vie en isolement est une camisole de pressions destinée à le faire craquer", a-t-elle insisté, en appelant au président français Emmanuel Macron et à l'ONG Human Rights Watch.


Dans les prochains jours, Renault devrait réunir son conseil d’administration pour nommer un remplaçant à Carlos Ghosn, déjà révoqué par les alliés japonais Nissan et Mitsubishi Motors.

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Carlos Ghosn : l’ex-patron de Renault rattrapé par les affaires

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