Affaire Fiona : Cécile Bourgeon reste en prison

Affaire Fiona : Cécile Bourgeon reste en prison

Justice
JUSTICE - La chambre de l'instruction de la cour d'appel du Puy-de-Dôme a rejeté ce mercredi la demande de mise en liberté de Cécile Bourgeon. En novembre, lors de son procès en première instance, la jeune femme avait été acquittée partiellement pour les coups mortels infligés à la fillette de 5 ans et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Elle avait été condamnée uniquement pour les délits à 5 ans de prison et était éligible à une remise en liberté.

Cécile Bourgeon reste en prison. La chambre de l'instruction de la cour d'appel du Puy-de-Dôme a rejeté ce mercredi la demande de mise en liberté de la mère de Fiona, conformément aux réquisitions de l'avocat général. Le président n'a pas motivé publiquement sa décision mais selon Me Fribourg, l'avocat du père de la fillette, l'arrêt de la cour prendrait en compte de possibles "pressions sur les témoins" et la nécessité d'une "protection des indices" en attendant le procès en appel. 


La veille, l'avocat général Raphaël Sanesi de Gentile avait demandé le maintien en détention de Cécile Bourgeon en invoquant la sérénité des futurs débats. "Je ne sais pas, si demain Madame (Cécile) Bourgeon est libre, ce qu'elle fera. Je n'ai pas envie qu'on vienne souiller une nouvelle fois la scène de crime. La mise en liberté peut porter atteinte à une recherche éventuelle (du corps de Fiona qui n'a jamais été retrouvé, ndlr)", avait-il estimé. Le magistrat avait dit aussi craindre pour la sécurité de la jeune femme dont l'acquittement partiel avait suscité la colère du public au sortir de la cour d'assises à Riom. 

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"C'est une très bonne décision que Cécile Bourgeon reste en détention", selon le père de Fiona

Condamnée à 5 ans de prison en première instance

Le 25 novembre dernier, devant la cour d'assises de Riom, Cécile Bourgeon avait en effet été acquittée du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort de sa fille de cinq ans mais condamnée à cinq ans de prison pour 4 délits, notamment la non-assistance en personne danger et le recel de cadavre. Elle avait purgé 40 mois de prison en détention provisoire soit les deux tiers de sa peine et pouvait donc prétendre à une remise en liberté. Le beau-père de Fiona, Berkane Makhlouf, avait lui été reconnu coupable des violences mortelles et écopé de 20 ans de prison. Un verdict incompréhensible pour l'avocat général qui avait demandé une peine maximale - 30 ans - et similaire pour les deux accusés et une partie du public qui avait attendu les fourgons des deux condamnés. A leur sortie du palais de justice, ils avaient essuyé pluie d’insultes, de cris et de crachats. 


Les quinze jours de débats n'avaient pas permis de faire la lumière sur les circonstances de la mort de l'enfant, ni sur l'endroit où le corps a été caché. La mère et le beau-père de l'enfant seront rejugés dans une nouvelle juridiction, qui n'a pas encore été désignée. L'avocat d'une des parties civiles avait demandé le dépaysement de l’affaire, pointant du doigt "l'ambiance parfois très pesante et peu propice à la réflexion" lors du premier procès. 

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