Chirurgien accusé de pédophilie : 250 victimes potentielles identifiées par la justice

Chirurgien accusé de pédophilie : 250 victimes potentielles identifiées par la justice
Justice

JUSTICE - "250 victimes potentielles de faits non prescrits de pédophilie ont été identifiées au cours de l'enquête" qui vise le chirurgien à la retraite Joël Le Scouarnec, a annoncé ce lundi le procureur de La Rochelle. Un premier procès, dans une autre affaire de pédophilie, est attendu début 2020.

C’est une liste de victime présumées qui, au fil des mois, ne cesse de s’allonger. Selon le procureur de La Rochelle, 250 personnes auraient subi les sévices de Joël Le Scouarnec, un chirurgien à la retraite soupçonné de pédophilie. Au total, 184 plaintes ont été déposées depuis le mois de mars, quand des carnets secrets appartenant à cet homme de 68 ans ont été découverts. 

Déjà condamné en 2005 à Vannes (Morbihan) à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques, ce médecin a été rattrapé une nouvelle fois par la justice en 2017. En cause : la plainte des parents d'une fillette de Jonzac, une voisine, qui l’accusent de viol. Rapidement, les enquêteurs le confondent concernant d’autres faits, qui concernent quatre victimes mineures. Des faits qui remontent à la période de 1989 à 2017, pendant laquelle le chirurgien a exercé en Bretagne, en Touraine, et en Charente-Maritime, à l'hôpital de Jonzac. 

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Des carnets secrets découverts

Le chirurgien va alors être incarcéré, dans l’attente d’un procès en mars 2020. Depuis la clôture de ce dossier, il était visé par une seconde procédure, qui s'est accélérée ces derniers mois, avec la découverte de carnets secrets du chirurgien. Des images pédopornographiques, des poupées cachées dans le plancher et des perruques avaient également été retrouvées. Ces documents glaçants ont permis d’identifier 250 victimes. Parmi celles-ci, "209 ont pu être auditionnées, plusieurs d'entre elles faisant état de souvenirs précis", a fait savoir ce lundi le procureur de la Rochelle. Et d’ajouter que "184 ont souhaité déposer plainte". Parmi ces plaignants, 181 victimes "étaient mineures au moment des faits", selon le magistrat. 

Les noms de ces jeunes garçons et filles figuraient dans des carnets intimes tenus par l'ex-chirurgien dans lesquels il décrivait des scènes sexuelles, des "fantasmes" selon sa défense. Ils ont été découverts lors d'une perquisition à son domicile suite à sa mise en examen et son incarcération pour le viol de la fille de ses voisins à Jonzac, où il a travaillé de 2014 à 2017, et d'une membre de sa famille ainsi que des agressions sexuelles sur de jeunes patients. Il s'agit des faits pour lesquels il est renvoyé devant les assises de la Charente-Maritime à Saintes.

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