Commando armé à la faculté de droit de Montpellier : un professeur révoqué, un ex-doyen sanctionné

Commando armé à la faculté de droit de Montpellier : un professeur révoqué, un ex-doyen sanctionné
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SANCTIONS - L'ancien doyen et un professeur de la faculté de Montpellier ont été sanctionnés, ce jeudi 7 février, plus d'un an après l'intrusion d'un commando armé dans un amphithéâtre pendant un mouvement social.

L'intrusion d'un commando armé, dans un amphithéâtre de la fac de Montpellier pendant un mouvement social en mars 2018, avait fait grand bruit. L'ancien doyen de la faculté de droit vient d'écoper de cinq ans d'interdiction d'exercer, tandis qu'un professeur a été révoqué. Ils sont ainsi sanctionnés pour avoir laissé entrer des jeunes cagoulés et armés dans l'enceinte de l'établissement, afin d'expulser les étudiants qui protestaient contre la réforme de l'université. 


Outre ces sanctions disciplinaires, l'ancien doyen, Philippe Pétel, et le professeur d'histoire du droit, Jean-luc Coronel de Boissezon, ont été mis en examen dans le cadre d'une enquête pénale pour complicité d'intrusion dans les deux cas, et pour violences en récidive dans celui de l'enseignant.

Sanctions disciplinaires

L'avocate de l'ancien doyen, Iris Christol, estime auprès de l'AFP que la sanction disciplinaire "est une décision disproportionnée sans aucune commune mesure vis-à-vis des faits reprochés à Philippe Pétel". Elle met en cause le "manque de distance" de la formation disciplinaire, promet de faire appel et "s’il le faut, d’aller jusqu’au Conseil d’État". Sollicitée par l'AFP, l'université n'a pas souhaité faire de commentaires. Son président Philippe Augé avait saisi l'instance disciplinaire qui a rendu mardi cette décision, dévoilée dans un premier temps par la Gazette de Montpellier.


Ce coup de force, qui avait eu lieu le 22 mars 2018, avait fait 10 blessés légers. Un rapport administratif avait mis en cause Philippe Pétel, qui avait démissionné après les faits, et Jean-Luc Coronel de Boissezon pour leur responsabilité dans ces évènements.


Outre les deux universitaires, d'autres mises en examen ont été prononcées dans le cadre de l'enquête pénale, notamment après un coup de filet chez des proches du milieu identitaire. Les militants et étudiants victimes du coup de force avaient dénoncé à l'époque la présence de militants de l'organisation étudiante Groupe union défense (GUD) ou de la Ligue du Midi lors de manifestations et contre-manifestations qui avaient suivi les événements devant la faculté de droit. 

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