Covid : les raves prolifèrent, malgré l'interdiction des rassemblements

Covid : les raves prolifèrent, malgré l'interdiction des rassemblements

REPORTAGE - Plusieurs raves ont été organisées ces derniers jours en France, et ce, en dépit de l'interdiction des rassemblements. Si les policiers sont intervenus à chaque fois, force est de constater que le phénomène prend une réelle ampleur.

Habituellement, c'est une commune du calme reposant, de la beauté des vignobles bourguignon, de la mélodie du chant des oiseaux. Mais la nuit dernière, la sérénité de Couchey a laissé place aux décibels pour une fête illégale, une rave party. Plusieurs centaines de personnes, venues de toute la France, ont participé à ce rassemblement qui s’est déroulé dans un hangar désaffecté.

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 C’est autour de 20 heures que les autorités ont eu vent de la fête illégale qui s’est déroulée dans une zone industrielle de la petite commune, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Dijon. Très vite, un dispositif a été mis en place avec le déploiement de 140 gendarmes du département, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne ainsi que le soutien de dix policiers de la brigade anti-criminalité de Dijon, a précisé le préfet. Un hélicoptère de la gendarmerie a également permis la surveillance des alentours. 

La musique a été coupée dans la nuit vers 2 heures avec la saisie du matériel de sonorisation qui a été suivie de l’évacuation progressive du site. Plus de 1 000 infractions Covid (non respect du couvre-feu et des 10 km), 42 infractions liées aux stupéfiants et neuf pour conduite en état d’ivresse ont été relevées, selon un bilan transmis dimanche soir par la préfecture. Le maire de la ville, Gilles Carré, lui, est encore abasourdi. "C'est choquant de voir tout ça. C'est vrai que c'était complètement saccagé. Il n'y a pas de mot. C'est vrai que c'est impressionnant et c'est désagréable", réagit-il.

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Les fêtards aperçus ce matin, eux, n'éprouvent pas de regret : "Je pense que c'est une soupape de décompression pour tout le monde. Ça fait des mois qu'on veut danser, faire la fête (...) Je sais le risque que je prends en venant, mais je pense que c'est essentiel", confie un fêtard. "On était prêt à payer 135 euros d'amende pour tout ça. Les souvenirs étaient plus importants que les amendes qu'on allait pouvoir prendre. C'était le prix à payer", s'exprime une autre fêtarde.

Le phénomène des rave est de plus en plus courant dans l'Hexagone, comme le soulignent nos confrères du Parisien. Vendredi 30 avril dans la nuit, les gendarmes avaient mis fin à une brève rave-party illégale qui a rassemblé environ 500 personnes dans les Côtes-d’Armor. À Paris aussi, 300 jeunes fêtards s’étaient donné rendez-vous samedi soir. Cette soirée rapidement avortée s’est soldées par trois interpellations dont l’organisatrice présumée pour mise en danger de la vie d’autrui, les deux autres pour outrage et rébellion. Trente-quatre verbalisations ont été dressées.

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