Deux complices présumés de Carlos Ghosn dans son évasion ont été arrêtés aux Etats-Unis

Fuite de Carlos Ghosn : deux complices présumés arrêtés
Justice

ENQUÊTE - Deux complices présumés de Carlos Ghosn ont été arrêtés aux Etats-Unis. L'ex-PDG de Renault avait fui le Japon destination le Liban fin décembre 2019 alors qu'il était assigné à résidence à Tokyo avant son procès pour des malversations financières présumées.

Plus de cinq mois après l'évasion, les autorités américaines ont arrêté deux hommes, dont un ancien membre des forces spéciales, soupçonnés d'avoir participé à la fuite de Carlos Ghosn du Japon. Les deux complices présumés ont été arrêtés à la demande de la justice japonaise.

Michael Taylor, un ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et son fils Peter Taylor, tous deux visés par un mandat d'arrêt du Japon, doivent comparaître par vidéoconférence à 19h30 GMT devant un juge fédéral du Massachusetts.

Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault et Nissan, se trouve actuellement au Liban après avoir fui fin décembre le Japon, où il devait être jugé pour des malversations financières présumées.

Mandats d'arrêt fin janvier

La justice japonaise avait déjà émis fin janvier des mandats d'arrêt à l'encontre de Carlos Ghosn et de trois complices présumés dans sa fuite spectaculaire au Liban fin décembre, en violation des conditions de sa liberté sous caution au Japon. Outre un mandat d'arrêt contre Carlos Ghosn pour avoir quitté illégalement le pays, deux autres ont été émis contre Michael Taylor, 59 ans, un ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et Peter Taylor, 26 ans, le fils de Michael Taylor, selon les médias nippons. Un autre mandat d'arrêt vise George Zayek, un Libanais de 60 ans également soupçonné d'avoir directement participé à l'exfiltration de Carlos Ghosn du Japon.

L'ancien grand patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors est soupçonné d'avoir quitté le Japon le soir du 29 décembre en se dissimulant dans un caisson de matériel audio. Il aurait de la sorte échappé aux contrôles à l'aéroport international du Kansai, près d'Osaka (ouest), car le passage aux rayons X des bagages n'était jusqu'à présent pas obligatoire au Japon pour les jets privés.

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Carlos Ghosn a refusé pour le moment de confirmer ou d'infirmer les détails de son évasion du Japon. Sa fuite au Liban, ultra-médiatisée, a plongé dans l'embarras les autorités japonaises, qui ont réclamé son retour dans l'archipel pour qu'il y soit jugé pour les faits de malversations financières qui lui sont reprochés et qu'il nie en bloc.

Une demande d'arrestation a été émise à son encontre début janvier via Interpol, à l'attention des autorités libanaises. Cependant le Liban n'a pas d'accord d'extradition avec le Japon. La justice libanaise lui avait interdit le 10 janvier de quitter le pays suite à cette "notice rouge" d'Interpol.

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