Diffusion de photos de crimes de Daech : Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle

Justice
JUSTICE - Marine Le Pen a été renvoyée en correctionnelle pour avoir publié sur son compte Twitter en 2015 des photos d'exactions de Daech, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

Marine Le Pen devra s'expliquer devant des juges. La présidente du RN est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Nanterre, a appris ce mercredi 12 juin l'AFP. Elle est accusée d'avoir diffusé sur son compte Twitter des images d'exactions de Daech décembre 2015.

Un délit passible de trois ans d'emprisonnement

La diffusion de ces images, notamment celle d'une victime en cage brûlée vivante, avait choquée l'opinion publique. La cheffe du parti d'extrême droite les avait utilisées comme argument de réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin, qui avait estimé sur RMC que le Front National (désormais RN) partageait avec les djihadistes de Daech un "repli identitaire". Ce à quoi celle qui était alors candidate à la Présidentielle avait rétorqué via Twitter. Elle avait publié trois images atroces sur lesquellecs apparaissent notamment un homme écrasé par un tank ou le journaliste James Foley, exécuté par décapitation. En légende, à chaque fois, le même message : "Jean-Jacques Bourdin, Daech, c'est ÇA!" Le député RN Gilbert Collard, avait lui aussi partagé ses images. Il a été renvoyé en correctionnelle en mars dernier.


Ces photos partagées par Marine Le Pen ont poussé la justice française à demander au Parlement européen de voter la levée de son immunité parlementaire, ce qui a été fait en mars 2017. Et à la mettre en examen pour "diffusion de messages violents accessibles à un mineur". Un délit passible de trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

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