Procès Merah : un courrier anonyme et des menaces de mort à l'encontre de l'avocat d'Abdelkader Merah

JUSTICE - Ce jeudi 5 octobre, au quatrième jour du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Malki, ce sont les médecins légistes qui ont été entendus toute la matinée. D'autres témoins viendront cet après-midi. Entre les deux le président est revenu sur la personnalité de Mohamed Merah.

Au quatrième jour du procès d'Abdelkader Merah, 35 ans poursuivi pour complicité des sept assassinats terroristes commis par son frère Mohamed Merah et de Fettah Malki, 34 ans, qui comparaît lui pour avoir fourni notamment un pistolet-mitrailleur UZI au"tueur au scooter", le rôle présumé de chacun des deux accusés ne devrait que peu être abordé ce jeudi. 


Lundi, il était question en effet du rappel des faits pour lesquels les deux hommes sont jugés du 2 octobre au 3 novembre et de la personnalité de Fettah Malki. Mardi dans la journée, la cour a examiné le CV d'Abdelkarder Merah. Mardi soir et mercredi, ce sont des policiers, dont un seul est venu à la barre alors que les deux autres avaient demandé l'anonymisation, et un témoin qui sont venus au tribunal. Et ce matin, ce sont les médecins légistes qui reviendront sur les autopsies pratiquées sur les sept victimes abattues en mars 2012 à Toulouse et Montauban par Mohamed Merah. 

Live

BONNE SOIRÉE


Voilà, s'en est terminé de cette nouvelle journée d'audience. On se retrouve demain matin pour un nouveau live-tweet de ce procès.

POLICIER ENTENDU PENDANT PRES DE 3 HEURES MAINTENANT


Depuis 15 heures, le témoin 38, policier anonymisé est entendu par la cour. Le policier est maintenant interrogé par Me Dupond-Moretti, avocat d'Abdelkader Merah. Le ténor du barreau prévient qu'il a environ une "cinquantaine de questions" mais qu'il ne va "en poser que quelques-unes". 

MENACES DE MORT


Avant que le témoin numéro 38 ne soit entendu, un policier qui témoigne en visioconférence, Me Dupond-Moretti a souhaité faire part d'un courrier anonyme reçu ce jeudi matin. Le ténor du barreau précise qu'il est habitué aux courriers anonymes et aux menaces, mais celui reçu ce matin l'a particulièrement ému. 


Il indique avant de faire lecture d'une partie de ce courrier être particulièrement attaché à la défense d'Abdelkader Merah" et précise : "Je ne suis pas islamiste. Je ne défends pas une cause je défends un homme. Je ne suis pas payé par Daech(…). Je n’ai pas pris un centime pour assurer sa défense". 


Puis l'avocat lit les menaces qui lui ont été adressées ce jour :  "SI Merah sort, tu vas manger cher. Tes enfants subiront ce que les enfants d’Ozar Hatorah, une balle dans la tête".  

 

"Alors me font rire ces policiers qui se cachent. Je ne vais pas mettre de cagoule. Je ne me suis jamais aussi senti autant avocat qu’aujourd’hui, poursuit l'avocat.  Ce courrier suscite chez moi une certaine émotion. Je vous remercie si vous me soutenez évidemment". 


" La cour s’associe évidemment à cette condamnation, cette cour condamne ce type de menaces qui sont pénalement répréhensibles", a assuré le président en réponse.

L'AUDIENCE A REPRIS 14h45


L'audience qui devait reprenre à 14 heures a finalement repris avec 45 minutes de retard suite à un problème technique sur une visioconférence. 

AUDIENCE SUSPENDUE


L'audience est suspendue et reprendra à 14 heures. 

"LE MARIAGE, LA MOITIE DE LA RELIGION


Mohamed Merah était carrossier de formation, «  Il écoutait des chants religieux et prières » a dit un de ses employeurs, garagiste . Il s’est marié avec Hisia Myriam le 15 décembre 2011. Le mariage a duré quelques semaines, trois en l’occurrence.  « Il cherchait à se marier car pour lui, le mariage c’est la moitié de la religion. La femme de Mohamed Merah était voilée de la tête aux pieds » selon un témoin. 

MOHAMED MERAH NE LE 10 OCTOBRE 1988


Mohamed Merah est né le 10 octobre 1988 à Toulouse. Il a été abattu le 22 mars 2012.  Il se faisait appeler"Abou Youssouf". Il a subi des violences pendant son adolescence. Son frère aîné Abdelkader Merah  notamment, jugé aujourd’hui pour les actes terroristes commis par Mohamed Merah l’a frappé à plusieurs reprises. 

AARON BRIAN, 14 ans, BLESSE DANS L'ECOLE OZAR HATORAH


Aaron Brian, 14 ans, a été blessé dans l'école Ozar Hatorah le 19 mars 2012 à Toulouse. Il a essuyé un tir au niveau de l'épaule droite et deux autres au niveau du thorax. Aaron Brian a été atteint au coeur, mais "la paroi n'a pas été transpercée", a expliqué ce jeudi le médecin à la barre

LOIC LIBER, SEUL MILITAIRE SURVIVANT



Loic Liber, 27 ans en 2012, militaire,  a été retrouvé en vie le 15 mars 2012. Il était grièvement blessé. Son pronostic vital est resté engagé pendant plus de 15 jours. S’il a survécu à ses blessures, il garde de graves séquelles. 

« ASSASSINER UN ENFANT, C’EST TUER L’INNOCENCE »


Un avocat de la partie civile indique qu’il n’a pas pu regarder les photos des expertises pratiquées sur les enfants. Il demande au légiste ce qu’il pense de la mort de ces trois enfants. "Pour moi assassiner un enfant, c’est tuer l’innocence. C’est tuer la promesse d’un monde meilleur. C’est impardonnable"dit l’expert.

TUES DANS L'ECOLE OZAR HATORAH A TOULOUSE


Les experts reviennent sur les autopsies pratiquées sur les quatre personnes tuées dans l'enceinte de l'école Ozar Hatorah à Toulouse. Jonathan Sandler, 30 ans, ses enfants Arié et Gabriel, 5 et 3 ans et Myriam Monsonego ont été abattus dans l'établissement par le "tueur au scooter". 

RAPPORT D'AUTOPIE


Deux médecins légistes sont à la barre ce jeudi matin. Les deux experts reviennent sur les autopsies pratiquées sur les sept victimes, parmi lesquelles trois enfants,  tuées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en mars 2012. 

La question de l'anonymisation

Dans l'après-midi, normalement, d'autres témoins viendront à la barre. Après une audience mouvementée mercredi, audience au cours de laquelle un fonctionnaire de police avait demandé à témoigner sous X et où l'on a appris que ce dernier avait donné une interview il y a sept mois à la presse avec son identité, l'épineuse question de l'anonymisation reviendra ce jeudi. 

Dès cet après-midi en effet, le président et les avocats devraient se réunir avant la reprise d'audience pour décider de l'anonymisation ou non du témoin n°38. 

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