Jonathann Daval condamné : "Désormais, la famille d'Alexia aspire à la paix"

Jonathann Daval condamné : "Désormais, la famille d'Alexia aspire à la paix"

VERDICT - Trois ans après la mort d'Alexia Daval, son mari, Jonathann, a été jugé coupable et condamné à 25 ans de réclusion criminelle samedi par la cour d'assises de Vesoul (Haute-Saône). Voici les dernières infos en direct sur le procès.

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"LA FAMILLE D'ALEXIA ASPIRE À LA PAIX"


"Désormais la famille d'Alexia aspire à la paix. A une forme de sérénité qui est perdue depuis des années, explique ce dimanche Me Caty Richard, l'avocate de la famille Fouillot sur LCI. Le bonheur il ne sera pas retrouvé parce qu'Alexia leur manquera toujours. Mais la sérénité, oui, c'est ce qu'on espère."

LA SOEUR D'ALEXIA "SOULAGÉE"


"Le plus important, c'est que ce soit une peine juste", a réagi la soeur d'Alexia Daval, interrogée par LCI. "On sait de toute façon que la perpétuité réelle n'existe pas et qu'il sortira bien un jour, quoi qu'il arrive. Un jour, il va falloir que j'explique à mes enfants qu'il va sortir. Deux ans plus tôt ou deux ans plus tard, ça n'aurait pas changé grand-chose." Stéphanie Gay se dit surtout "soulagée" d'avoir entendu les avocats de Jonathann Daval affirmer qu'il ne ferait pas appel.

UN PROCÈS HORS NORMES


Retour sur six jours d'audience haletants.

"UN COMBAT JUSTE POUR ELLE"


La famille d'Alexia Fouillot a exprimé sa satisfaction après l'annonce de la peine de 25 ans de prison prononcée contre Jonathann Daval. Un verdict qu'elle estime "à la hauteur de sa souffrance".

VIDÉO - "Ce combat, c'était juste pour elle" : les parents d'Alexia soulagés après la condamnation de Jonathann Daval

SYMBOLE DES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES


"J'espère qu'Alexia sera le symbole de toutes les femmes qui meurent sous les coups de leur mari. Elle est morte en 2017, elle était la 127e victime sur 140 (sur l'année : ndlr)", rappelle sa mère. À l'époque, on déplorait "un meurtre tous les trois jours. Aujourd’hui, on en est à un tous les deux jours et demi. On régresse. Il faut se battre contre cela".  

L'ACCUSÉ EST RESTÉ STOÏQUE


À l'énoncé du verdict, Jonathann Daval  n'a manifesté aucune réaction. 

VOLONTÉ DE TOURNER LA PAGE


"La vérité, je ne l'aurai jamais mais ce n'est pas grave car il est en prison"

"UN SOULAGEMENT" 


La mère d'Alexia, Isabelle Fouillot, dit ressentir "un soulagement, ce soir". Elle s'attend à "ne jamais avoir la vérité". Mais pense pouvoir tourner la page maintenant que cette condamnation de l'accusé à 25 ans de prison a été prononcée. 

LA FIN D'UN PROCÈS


Au terme d'un procès d'une semaine devant la cour d'assises de la Haute-Saône, Jonathann Daval a donc été condamné à 25 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises de la Haute-Saône pour le meurtre de sa femme Alexia en octobre 2017.

Jonathann Daval condamné à 25 ans de prison pour le meurtre d'Alexia Fouillot

PAS D'APPEL DE LA DÉCISION 


"Nous avons pu travailler dans de bonnes conditions. Nous acceptons la décision", indique Ornella Spatafora, l'une des avocates de l'accusé. 

"C'EST EXACTEMENT CE QUE J'ESPÉRAIS"  


Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia Daval, estime que la peine prononcée va lui permettre de "tourner une page après trois ans de combat".

QUELLE PEINE DE PRISON EFFECTIVE ?

 

Jonathann Daval condamné à 25 ans de réclusion criminelle, mais quelle durée réelle de prison ?

"UNE DÉCISION A LA HAUTEUR DE NOTRE SOUFFRANCE"


25 ans de prison, c'est "une très bonne décision à la hauteur de notre souffrance. C'est ce que j'espérais. Cela va nous permettre de tourner la page", réagit la mère d'Alexia Fouillot.

LE VERDICT EST TOMBÉ


L'avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité en fin de matinée. L'accusé a été reconnu cet après-midi "coupable du meurtre de son épouse Alexia Fouillot" et a donc été condamné à une peine moins lourde. 

VERDICT IMMINENT


Le jury a délibéré pendant environ deux heures.

VERDICT ATTENDU DANS LA JOURNÉE


Après six jours de procès, la cour s'est retirée en milieu d'après-midi pour délibérer.  Plusieurs heures seront sans doute nécessaires pour que les trois magistrats professionnels et les six jurés (cinq femmes et un homme) prononcent leur verdict.


Obtenir la majorité de cinq jurés est décisive, comme l'expliquait dans la matinée l'avocat Bertrand Périer, sur LCI  : "Pour faire voter les neuf jurés, on part de la peine la plus élevée, c'est-à-dire dans ce cas la perpétuité. Si celle-ci n'obtient pas la majorité de cinq, on dégrade la peine. On passe alors à 30 ans. Si cette peine inférieure n'a pas non plus la majorité, on descend au fur et à mesure pour arriver à la peine qui va recueillir cette majorité."

LE TEMPS DE LA DÉLIBÉRATION


"Les jurés de cour d'assises ont une tâche très délicate", estime l'avocat général, Emmanuel Dupic.

LES DERNIERS MOTS DE L'ACCUSÉ



 Me Randall Schwerdorffer, l'un des avocats de l'accusé : "Je vais l'écouter, je ne sais pas du tout ce qu'il va dire. On ne lui prépare pas ses prises de parole".

LE PROCÈS ATTEND LE VERDICT


Au terme de six jours d'audience (un de plus que prévu tant les débats ont été nourris), les trois magistrats professionnels et les six jurés, cinq femmes et un homme, prononceront leur verdict attendu d'ici au début de la soirée. 

"AUCUN POINT COMMUN AVEC UN TUEUR EN SÉRIE" 


Expliquant qu'il ne s'agit "pas d'un crime de sang froid" mais d'un "coup de sang" qui a dégénéré, Me Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathann Daval, rappelle que la "perpétuité est une peine que l'on prononce pour les criminels les plus dangereux de la société : Francis Heaulme, Fourniret, Dutroux" notamment. Des tueurs en série avec lesquels, selon lui, l'accusé n'a "aucun point en commun".

L'ACCUSÉ EST-IL "DANS LA VIOLENCE" ?


En fin de matinée, l'avocat général avait souligné la violence du crime : "La vérité n'est pas entendable : c'est épouvantable de tuer une femme parce que vous ne voulez pas qu'elle vous quitte. Vous allez juger l'agonie d'une femme mariée, sa seconde mort qui est la crémation, et une troisième mort, l'accusation d'une famille obligée de porter ce crime", a-t-il lancé, faisant allusion aux accusations portées un temps par l'accusé à l'encontre de sa belle-famille.

   

Infos précédentes

C’est une affaire qui a bouleversé la France entière. Le 30 octobre 2017, le corps en partie calciné d’Alexia Daval est découvert dans un bois et après de multiples rebondissements, son époux Jonathann reconnaît le meurtre. Son procès s’est ouvert ce lundi à Vesoul, en Haute-Saône pour "meurtre sur conjoint", il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Tout a commencé le 28 octobre 2017. Jonathann Daval signale la disparition de sa femme à la gendarmerie de la commune de Gray, en Haute-Saône, il affirme qu’Alexia n’est jamais revenue de son footing. D’intenses recherches sont alors organisées par la gendarmerie et des habitants, pour trouver la jeune femme. Et c’est deux jours plus tard, que le corps d’Alexia Daval est retrouvé, dissimulé sous des branchages et partiellement calciné.

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Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval condamné

Jonathann Daval, l'époux dévasté devient l'accusé

L’hypothèse d’une agression de la joggeuse par un maniaque sexuel inquiète alors la population. L’émotion est générale et très vite un mouvement de solidarité va voir le jour en France et à l’étranger. Des footings vont être organisés jusqu’au Japon et en Australie en hommage à Alexia Daval. 

Son mari, dévasté par le chagrin, va alors apparaître sur tous les écrans. Aux côtés de ses beaux-parents, lors de la marche blanche en mémoire à la jeune femme, entre deux sanglots, il décrit sa défunte femme comme sa "première supportrice, mon oxygène". Puis, trois mois plus tard, tout bascule. 

Jonathann Daval est placé en garde à vue le 29 janvier 2018. La stupéfaction est générale et l’homme de 36 ans va nier puis avouer avoir tué sa femme lors d’une dispute à leur domicile dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. Pendant les deux ans d’enquête, il va plusieurs fois changer de version. Il va se rétracter, accuser son beau-frère, et de nouveau reconnaître le meurtre de sa femme lors d’une audition devant le juge d’instruction. Pendant une reconstitution, en juin 2019, il va également admettre avoir brûlé le corps d’Alexia.

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"Les mensonges, c'est terminé"

Reste à savoir pour les enquêteurs, pourquoi Jonathann Daval a roué de coups et étranglé sa femme. Le couple rencontrait des difficultés pour concevoir un enfant et d’après Jonathan, le soir du meurtre, il a refusé d’avoir un rapport sexuel avec Alexia. La jeune femme se serait alors montrée violente envers lui, l’accusant de "ne pas être un homme". "Je l'ai étranglée, l'ai frappée pour qu'elle se taise", a-t-il soutenu devant un expert psychiatre, évoquant une compagne "violente en paroles et en actes" qui "l'humiliait" régulièrement. Mais il affirme qu'il "ne voulait pas la tuer". Ses avocats n'excluent d'ailleurs pas de plaider les "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Pour les parents de la victime, qui considéraient Jonathann Daval "comme un fils", cette ligne de défense est inacceptable. "Alexia était une bonne personne. Notre hantise, c'est que la défense et Jonathann tapent sur elle", redoutent Jean-Pierre et Isabelle Fouillot. Ce n’est pas la première fois que les avocats de Jonathann Daval évoquent la "personnalité écrasante" d’Alexia Daval. Ce dossier est "aux antipodes du féminicide, nous l'expliquerons au procès", annonce Me Randall Schwerdorffer. "Les mensonges, c'est terminé", assure l’avocat qui promet "un moment de vérité". "Jonathann veut s'exprimer pour que les jurés soient en état de juger ce qu'il a fait", insiste-t-il. Une vérité que les parents d’Alexia demandent depuis maintenant trois ans. 

"La succession de mensonges a été à chaque fois ressentie comme un drame par les parties civiles", confie Me Gilles-Jean Portejoie, l’avocat des parents, de la sœur et du beau-frère d'Alexia. Il souhaite aborder les questions de la "préméditation" et de la "complicité", "même si elles n'ont finalement pas été retenues". 

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