Disparition d'Estelle Mouzin : Monique Olivier, ex-femme de Michel Fourniret, de nouveau entendue ce vendredi

Disparition d'Estelle Mouzin : Monique Olivier, ex-femme de Michel Fourniret, de nouveau entendue ce vendredi
Justice

JUSTICE - L'ancienne compagne de Michel Fourniret devait être entendue une deuxième fois ce vendredi matin à 11h. Lors de sa précédente audition chez la juge Sabine Khéris, le 21 novembre dernier, Monique Olivier avait contredit l'alibi fourni par son ex-mari au sujet du jour de la disparition de la fillette en 2003.

Elle avait été entendue fin novembre et devait l'être à nouveau ce vendredi. A 11h ce jour, Monique Olivier avait rendez-vous avec la juge chargée de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003. "La juge veut savoir si elle a des éléments qui permettraient de mettre en porte-à-faux Michel Fourniret",  a déclaré Me Richard Delgenes, l'avocat de Monique Olivier.  Lors de sa dernière audition chez la juge d'instruction parisienne Sabine Khéris, le 21 novembre, Monique Olivier avait contredit l'alibi fourni par le tueur en série pour le jour où la fillette a disparu.

L'"ogre des Ardennes", déjà condamné à la perpétuité pour les meurtres de huit jeunes femmes ou adolescentes, a toujours nié toute implication dans la disparition d'Estelle Mouzin, expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique.

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L'alibi de l'appel téléphonique pose question

En guise d'alibi, le tueur en série invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n'avait alors pas décroché mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Mais devant la juge, a rapporté son avocat, Monique Olivier a indiqué avoir passé elle-même cet appel à la demande de son ex-mari, qui ne se trouvait pas à son domicile de Sart-Custinne le jour de la disparition d'Estelle Mouzin.

Entendu à son tour 27 novembre par Mme Khéris, qui a récupéré l'enquête initialement conduite à Meaux, Michel Fourniret a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort". Lors de cette audition, il n'est toutefois pas passé formellement aux aveux, selon l'un des avocats du père de la fillette, Me Didier Seban.

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"Impossibilité où je suis de vous dire si je suis responsable"

D'après le quotidien 20 Minutes, qui publie jeudi des extraits du procès-verbal de son interrogatoire, le septuagénaire s'était montré vague. "A l'âge que j'ai, je n'ai rien à craindre ni à perdre. Si cette petite avait croisé mon chemin, je vous le dirais (…) mais je n'en ai pas souvenance", a-t-il déclaré. "Dans l'impossibilité où je suis de vous dire si je suis responsable de sa disparition (…), je vous exhorte à me considérer comme coupable, à me traiter comme coupable", a-t-il toutefois ajouté.

D'après une source proche du dossier, la juge devait interroger Monique Olivier, placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté, sur les déclarations de plusieurs de ses codétenues. Selon Le Parisien, cinq détenues de la prison de Rennes (Ille-et-Vilaine), auditionnées par les enquêteurs en décembre 2018, ont assuré avoir entendu Monique Olivier "incriminer son ex-mari dans la disparition d'Estelle Mouzin".

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