Disparition d'Estelle Mouzin : plusieurs SMS échangés entre Fourniret et son ex-épouse le soir du drame

Le tueur en série Michel Fourniret devant le palais de justice de Charleville-Mézières, le 27 mai 2008.
Justice

ENQUÊTE - Des textos échangés le soir de la disparition d'Estelle Mouzin entre Monique Olivier et son ex-mari, le tueur en série Michel Fourniret, font l'objet de nouvelles investigations. La juge d'instruction Sabine Kheris prévoit de les convoquer le 15 octobre à Guermantes, où a disparu la fillette de 9 ans en 2003.

Une nouvelle piste à explorer. La juge d'instruction en charge de l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin en 2003 s'intéresse à des textos échangés le soir des faits entre Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier, selon une information d'Europe 1. 

A l'issue de l'audition vendredi de l'ex-femme du tueur en série, son avocat Me Richard Delgenes a indiqué à la presse que la juge Sabine Kheris l'avait interrogée sur "des échanges de SMS entre (...) Michel Fourniret et Monique Olivier sur des périodes clés".

Selon une source proche du dossier jointe par l'AFP, plusieurs textos - une dizaine selon Europe 1 - auraient été échangés entre eux le soir du 9 janvier 2003, date de la disparition de la fillette de neuf ans à Guermantes (Seine-et-Marne). La justice, qui ignore tout du contenu de ces messages, tente de déterminer si l'"Ogre des Ardennes" n'aurait pas informé sa femme - qu'il tenait souvent au courant de ses agissements - sur ce qu'il était en train de faire ce soir-là. L'analyse des lignes du tueur en série est une demande ancienne des avocats du père d'Estelle Mouzin, réclamée depuis 2006, mais cela n'avait pas été effectué jusqu'à récemment.

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Confrontation le 15 octobre à Guermantes

Michel Fourniret, qui a été mis en examen en novembre pour "enlèvement et séquestration suivis de mort", avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l'affaire : "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge. Il avait aussi estimé "pertinent" le fait que le corps de la fillette puisse se trouver dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes.

En août, Monique Olivier, qui avait déjà accusé son ex-mari du meurtre de la fillette, avait été à son tour mise en examen pour "complicité" des faits. Devant la magistrate, qui a repris la conduite de ce dossier en 2019, elle avait précisé que Michel Fourniret avait séquestré, violé et tué Estelle Mouzin dans une maison, à Ville-sur-Lumes (Ardennes) et qu'il était rentré à leur domicile vers 4h30 du matin.

La demeure, qui avait appartenu à la sœur défunte de Fourniret, ainsi que le château du Sautou - une ancienne propriété du tueur - ont fait l'objet fin juin de fouilles par les enquêteurs. Ces dernières n'ont toutefois pas permis de retrouver le cadavre. Et le temps presse, en raison notamment de la dégradation de l'état neurologique de Michel Fourniret, aujourd'hui âgé de 78 ans. La juge d'instruction a prévu un déplacement avec les deux ex-époux le 15 octobre à Guermantes puis un autre dans les Ardennes à la fin du mois.

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