Disparition de Sophie Le Tan : la demande de remise en liberté de Jean-Marc Reiser rejetée

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La disparition de Sophie Le Tan

DISPARITION - La demande de remise en liberté de Jean-Marc Reiser, principal suspect de la disparition de Sophie Le Tan, étudiante de 20 ans, a été rejetée jeudi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Colmar après un examen à huis clos.

Sophie Le Tan, jeune étudiante de 20 ans, a disparu le 7 septembre à Strasbourg et reste introuvable. Le principal suspect dans cette disparition : Jean-Marc Reiser, 59 ans, mis en examen pour assassinat une semaine plus tard et placé en détention depuis la mi-septembre. Le 25 février, son avocat Me Pierre Giurato, a confirmé qu'une demande de remise en liberté avait été déposée, "initiée directement par M. Reiser", qui soutient n'avoir rien à voir avec la disparition de la jeune femme.

La demande, étudiée à huis clos ce jeudi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Colmar, a été rejetée, a-t-on appris. L'accusé, qui n'a pas été réentendu par le juge d'instruction depuis son interrogatoire du 5 octobre, était présent à l'audience. Selon Me Gérard Welzer, conseil de la famille Le Tan, le parquet général a souligné "les charges accablantes" pesant sur le suspect, "le risque de réitération" des faits ainsi que "le casier judiciaire" de Jean-Marc Reiser, déjà condamné pour des viols.

Un suspect déjà condamné pour viol

Déjà condamné plusieurs fois dans le passé, notamment pour viols, Jean-Marc Reiser avait été arrêté grâce à des données téléphoniques. En garde à vue, il avait affirmé ne l'avoir jamais rencontrée, avant de se murer dans le silence. Il avait ensuite changé de version devant la juge d'instruction : confronté à la découverte dans son appartement de traces de sang contenant l'ADN de l'étudiante, il avait alors assuré la connaître de l'université, où ils étudient tous les deux, et l'avoir croisée le jour de sa disparition. Selon lui, elle souffrait alors d'une blessure à une main et il l'aurait soignée chez lui avant qu'elle ne quitte son domicile.

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Les parents de la jeune femme, anéantis, avaient fait part au juge d'instruction du fait que "jamais elle n'allait quelque part sans prévenir sa famille". Ce jour là, l'étudiante était partie visiter un appartement à Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg. Sa disparition avait suscité une vague d'émotion dans la population. Une marche blanche avait été organisée, de même que des "battues citoyennes" dans l'espoir de retrouver la jeune femme, en vain.

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