"Disparues de Perpignan" : vingt ans après, le procès de Jacques Rançon s’ouvre ce lundi

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ENFIN - Le "tueur de la gare de Perpignan", Jacques Rançon, comparaît ce lundi devant les assises des Pyrénées-Orientales pour quatre crimes commis il y a vingt ans sur des jeunes femmes. Il encourt la perpétuité.

Les enquêteurs l'avaient surnommé le "tueur de la gare de Perpignan". Jacques Rançon est jugé à partir de ce lundi 5 mars par la cour d'assises des Pyrénées-Orientales. Il doit répondre de deux meurtres précédés de viols, d’une tentative de meurtre et d’une tentative de viol, commis entre septembre 1997 et juin 1998. Des jeunes femmes victimes, deux ont survécu : Nadjet O. et Sabrina H. lui feront face à l’audience. 


L'affaire avait provoqué à la fin des années 1990 une véritable psychose dans la cité catalane. Jacques Rançon avait été entendu en 1998 mais à ce moment-là, rien n'avait été retenu contre lui. Le présumé "tueur de la gare de Perpignan" n'a pu être identifié qu'en 2014 grâce à un nouveau logiciel sur le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). 

Il risque la perpétuité

Originaire de Picardie, cet ancien cariste-magasinier âgé de 58 ans, dont la première agression sexuelle date de plus de quarante ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Il pourrait aussi se voir infliger une période de rétention de sûreté en fin de peine, car il était en état de récidive légale. Rançon avait en effet été condamné en 1994 pour viol aggravé, et avait été incarcéré à Amiens avant d'arriver à Perpignan. 


Le verdict est attendu le 26 mars.

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