"Disparues de Perpignan" : peine maximale pour Jacques Rançon, condamné à la perpétuité assortie de 22 ans de surêté

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JUSTICE – Si elle n’a pas pu éclaircir les raisons du meurtre des "disparues de Perpignan", la cour d'assises des Pyrénées-Orientales a condamné ce lundi Jacques Rançon à la réclusion criminelle à perpétuité. Un verdict conforme aux réquisitions de l’avocat général.

Le verdict est tombé. Quatre jours après les réquisitions de l’avocat général, la cour d'assises des Pyrénées-Orientales a condamné ce lundi après-midi Jacques Rançon à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Connu comme le "tueur de la gare de Perpignan", l’homme avait longtemps échappé à la justice. Les policiers avaient ainsi mis 17 ans à l’identifier après ces crimes commis en 1997 et 1998. 


Jacques Rançon était jugé depuis le 5 mars pour les viols et les meurtres de Moktaria Chaïb, 19 ans, et de Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, accompagnés d'atroces mutilations. Il a également été reconnu coupable d'une tentative de meurtre sur une troisième femme, laissée pour morte, et d'une tentative de viol sur une quatrième jeune fille. 

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Veste grise et chemise claire, Jacques Rançon n'a pas réagi au verdict prononcé après six heures de délibérations devant la cour d'Assises des Pyrénées-orientales. Visage impassible, le condamné est ensuite sorti du box. Au terme des trois semaines d'audience qui n'ont pas permis d'éclaircir le déchaînement meurtrier de Jacques Rançon, l'avocat général Luc-André Lenormand avait estimé que "Jacques Rançon n'a(vait) plus rien à faire dans cette société, où le droit à la vie est un droit inaliénable. 


Celui que les policiers ont mis 17 ans à identifier était jugé depuis le 5 mars pour les viols et les meurtres de Moktaria Chaïb, 19 ans, et de Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, accompagnés d'atroces mutilations. Il a été également reconnu coupable d'une tentative de meurtre sur Sabrina, 22 ans, laissée pour morte, et d'une tentative de viol sur une quatrième jeune fille. 

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L'avocat général avait évacué toute possibilité de circonstance atténuante. Pas même en raison de son enfance miséreuse en Picardie, passée sans aucun ami dans la vieille maison en bois où il partagea la chambre de ses parents jusqu'à ses 18 ans.

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