Drame de l'A7 : "Le constructeur automobile devra répondre de cette avarie", selon l'avocat de la famille

Drame de l'A7 : "Le constructeur automobile devra répondre de cette avarie", selon l'avocat de la famille
Justice

ENQUÊTE - La justice a reçu ce mercredi les premières conclusions de l'expert mandaté pour procéder aux constatations sur le véhicule qui s'est enflammé lundi près de l'A7, au niveau d'Albon dans la Drôme. Un problème technique au niveau du moteur serait à l'origine de ce drame dans lequel cinq enfants ont perdu la vie et quatre personnes ont été grièvement blessées.

"L'analyse de l'expertise conclut à l'absence totale de faute humaine et à une avarie matérielle. Le constructeur Renault devra répondre de cette avarie dès lors qu'il y aura ouverture d'une information judiciaire, et s'il faut se constituer partie civile contre Renault, on le fera", a indiqué l'avocat de la famille Nicolas Cellupica. 

C'était l'une des premières pistes évoquées et les premières conclusions remises à la justice viennent la confirmer. Deux jours après l'accident mortel de la circulation sur l'Autoroute A7 au niveau d'Albon dans la Drôme qui a coûté la vie à 5 enfants, les premiers résultats de l'expertise menée sur le monospace Renault Scénic qui a pris feu alors que neuf personnes se trouvaient à son bord montrent qu'une "défaillance au niveau du moteur " serait à l'origine de l'embrasement du véhicule. 

"La défaillance est précisément sur le turbo du véhicule, qui s’est sans doute grippé ou cassé avant d'entraîner un emballement du moteur qui est monté dans les tours. Il était impossible de l’arrêter.  Cette défaillance a provoqué une projection d’huile sur le moteur qui s’est alors enflammé, ce qui expliquerait l’incendie", indique ce mercredi le procureur de la république de Valence, Alex Perrin, à LCI.

Contrôle technique pas à jour

A l'arrivée des premières personnes sur place lundi, peu après 19 heures, le conducteur du véhicule avait indiqué avant de perdre connaissance avoir eu un "problème de freinage"."Cette panne du turbo a aussi rendu inutilisables les fonctions d’assistance, comme la direction assistée et le freinage, ce qui corrobore les déclarations du chauffeur qui a dit avoir eu le sentiment que les freins ne répondaient plus", ajoute le magistrat.

L'Escadron départemental de la sécurité routière (EDSR) de l'Isère avait précisé après l'accident que le véhicule accidenté datait de 2005. Un contrôle technique aurait dû être effectué en mai dernier, mais suite au confinement, l’Etat a accordé une modification des délais rendant ce contrôle obligatoire à l'automne. "Il n’y a donc pas de sujet sur le contrôle technique, aucune infraction là-dessus", avait souligné l'EDSR.

L'accident de lundi soir a frappé neuf membres d'une famille originaire de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, et de région parisienne, à bord d'un monospace qui a pris feu avant d'effectuer une sortie de route puis plusieurs tonneaux dans un champ à hauteur de la commune d'Albon. Outre les cinq enfants âgés de 3 à 14 ans qui ont trouvé la mort, quatre autres membres de la famille, dont un enfant de 7 ans et deux adultes au pronostic vital engagé, sont actuellement pris en charge dans des centres hospitaliers à Lyon.  

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