Drame de l'autoroute A7 : le parquet ouvre une information judiciaire

Drame de l'autoroute A7 : le parquet ouvre une information judiciaire
Justice

ENQUÊTE - Le parquet a demandé ce vendredi l’ouverture d’une information judiciaire contre X des chefs "d’homicides involontaires et blessures involontaires" après l'accident mortel sur l'A7 lundi dans la Drôme. Cinq enfants sont décédés, quatre personnes dont un enfant sont toujours hospitalisées.

Les investigations se poursuivent pour tenter de déterminer l'origine du drame au cours duquel cinq enfants de 3 à 14 ans sont décédés lundi dernier. Quatre jours après cette tragédie, et alors que quatre personnes se trouvent toujours à l'hôpital dans un état grave,  le parquet de Valence a demandé l’ouverture d’une information judiciaire contre X des chefs "d’homicides involontaires et blessures involontaires" après l'accident mortel sur l'A7 lundi dans la Drôme, a fait savoir à LCI le procureur de la République Alex Perrin. 

Mercredi dernier, le magistrat avait donné des éléments concernant l'origine probable du drame. "Dans son pré-rapport, l'expert judiciaire en mécanique a conclu à la casse du turbo, qui a provoqué un emballement puis l'incendie du moteur et même peut-être de l'habitacle, avait-il dit. Le conducteur se trouvait alors dans la quasi-impossibilité d'arrêter le moteur, car la panne neutralise tous les systèmes d’assistance du freinage, d’où une sensation d'un freinage qui ne fonctionne pas". Ce problème de freinage avait été évoqué par le conducteur auprès avant qu'il ne perde connaissance.

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Un véhicule de 2005

L'Escadron départemental de la sécurité routière (EDSR) Isère - à qui l'enquête a été confiée - avait précisé lui que le véhicule, un monospace Renault Scénic, datait de 2005. Le contrôle technique devait être fait en mai mais le propriétaire avait bénéficié comme de nombreux automobilistes d'un report de plusieurs mois suite à l'arrêt de l'activité des garages en raison du confinement.

L'avocat du conducteur, Me Nicolas Cellupica a lui évoqué en milieu de semaine la possibilité de porter plainte contre le constructeur automobile. Il a indiqué avoir reçu depuis l'accident de nombreux témoignages de personnes ayant eu des problèmes avec le turbo du véhicule impliqué. Me Cellupica, qui estime que "Renault va devoir répondre de ses responsabilités", a également indiqué avoir retrouvé une jurisprudence  de 2017 dans laquelle le constructeur avait été condamné pour "vice caché".

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