Emplois présumés fictifs du Modem : François Bayrou convoqué en vue d’une mise en examen

Emplois présumés fictifs du Modem : François Bayrou convoqué en vue d’une mise en examen

ENQUÊTE – François Bayrou a rendez-vous avec la justice vendredi 6 décembre à Paris, où il doit être auditionné sur les emplois présumés fictifs des assistants d’eurodéputés du Modem. Un échange qui pourrait conduire à la mise en examen du maire de Pau, alors que plusieurs alliés du parti sont déjà inquiétés dans le cadre de l’enquête.

Des collaborateurs parlementaires du Modem ont-ils été rémunérés par des fonds du Parlement européen alors qu’ils étaient affectés à d’autres taches ? Ce vendredi 6 décembre, François Bayrou doit répondre à la juge d’instruction Charlotte Bilger sur des soupçons de détournement de fonds de son parti. Une convocation qui pourrait se solder par la mise en examen du maire de Pau.  

L’enquête sur les emplois présumés fictifs des parlementaires européens du Modem, ouverte en juillet 2019, arrive à un tournant. Alors qu’une quinzaine de cadres, élus, ou ex-élus du parti sont visés, François Bayrou, fragilisé, dément toute accusation. 

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Bayrou tient sa ligne de défense

Concrètement, le Modem est soupçonné d’avoir utilisé des indemnités de députés européens afin de rémunérer des collaborateurs parlementaires qui travaillaient en réalité pour le compte du parti centriste lui-même. 

Au fil des révélations et des rendez-vous judiciaires de l’enquête, François Bayrou dédouane sa formation politique. La semaine dernière, au micro de BFM il, expliquait que les collaborateurs en question travaillaient "à temps partiel" pour le Modem et étaient payés "pour une fraction de temps par le Parlement européen et l’autre fraction du temps par le mouvement".  Rien d’illégal donc, pour l’ex garde des Sceaux, qui pointe la responsabilité de "calomniateurs" dans cette affaire. 

Plusieurs cadres du parti mis en examen

Des explications visiblement insuffisantes pour l’instant pour la justice, qui a déjà convoqué une quinzaine de cadres, élus ou ex-élus du parti conduisant à la mise en examen de certains d’entre eux depuis le 15 novembre. Mercredi 4 décembre, Marielle de Sarnez, la vice-présidente du Modem a été mise en examen pour détournement de fonds public. Sylvie Goulard, ex-député Modem aujourd’hui passée sous la bannière LaREM, a subi le même sort un peu plus tôt, ainsi que l’ex-garde des Sceaux Michel Mercier et le directeur financier du Modem Alexandre Nardella. 

Un contexte dangereux pour le parti centriste dont l’alliance avec LaREM est mise à mal à l’approche des élections municipales. S’il affirme qu’il ne quitterait pas ses fonctions en cas de mise en examen, l’avenir politique de François Bayrou semble pourtant fortement fragilisé. 

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