REVIVEZ - "A un moment, ça va péter" : le coup de colère de Jawad Bendaoud à son procès en appel

Justice
JUSTICE – Après s'être penché sur les éléments de dossier concernant Youssef Aït Boulahcen, la cour procède à partir de ce mercredi et jusqu'à vendredi à l'audition de Jawad Bendaoud et l'examen des faits qui lui sont reprochés. Le premier est poursuivi pour "non dénonciation de crime terroriste", le second pour "recel de terroristes" pour avoir fourni un toit après les attentats de Paris à Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attaques et Chakib Akrouh. En première instance, Jawad Bendaoud avait été relaxé.

Sur les réseaux sociaux, on attend sans doute du "sandwich escalope Boursin, "un gros joint de beuh", du "Snoop Dogg qui faisait des soirées avec Ben Laden"  ou encore "du couscous à la place du bœuf bourguignon" mais dans la salle d'audience, les parties civiles et leur représentant attendent eux autres choses que le spectacle auquel s'était livré Jawad Bendaoud en première instance et qui avait été qualifié dans la presse de "Jawad Comedy club". 


La logorrhée du prévenu,  surnommé "logeur de daech" car soupçonné d'avoir hébergé deux terroristes en toute connaissance de cause dans son appartement de Saint-Denis, est de renommée internationale. Mais plus qu'un débit de parole dont le flux a pu difficilement être maîtrisé en janvier et février dernier, la cour espère surtout des réponses et des explications claires de la part du trentenaire venu souvent au tribunal en survêtement de foot ou à paillettes...  


Suivez l'audience en direct dans le live ci dessous. S'il ne s'affiche pas, cliquez ici

 

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Jugé jusqu'au 21 décembre

Pendant trois jours, les faits seront  donc examinés et Jawad Bendaoud sera interrogé. Savait-il ou non qu'il hébergeait des terroristes ? A-t-il réellement loué l'appartement de Saint-Denis dans l'unique but de se faire 150 euros uniquement ou pour les aider à se planquer après les attaques de Paris qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés? 


En première instance, Jawad Bendaoud avait été relaxé, le 14 février dernier. Le tribunal avait en effet qu'il n'y avait pas de preuves irréfragable qu'il savait que des terroristes dormaient sous son toit. Détenu alors, le prévenu était ressorti le soir même de prison. Il comparait libre depuis le 21 novembre et jusqu'au 21 décembre. Pour recel de terroriste en état de récidive, il encourt une peine maximale de six ans de prison. 

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Jawad Bendaoud, le "logeur de Daech" en procès

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