EN DIRECT - Carlos Ghosn : pas de procès avant 2020 ?

Justice
AFFAIRE – Inculpé pour la quatrième fois par la justice japonaise, Carlos Ghosn, placé en détention a été une nouvelle fois libéré sous caution. Jeudi 25 avril, le tribunal de Tokyo a annoncé avoir approuvé la demande de libération de l'ancien patron moyennant le paiement de 4 millions d'euros. Malgré l'appel du parquet, l'ex PDG a pu quitter le centre de détention. Suivez les dernières infos.
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PROCÈS 


Le procès de Carlos Ghosn devait s'ouvrir en septembre. Mais à en croire les médias japonais, il pourrait être repoussé et ne pas se tenir avant 2020

"CRUEL"


Carlos Ghosn juge "cruel et inutile" de restreindre ses contacts avec son épouse.

Urgent

LIBRE SOUS CAUTION


Carlos Ghosn a quitté le centre de détention de Tokyo. Malgré l'appel du parquet, il a été placé en liberté sous caution.

JUSTICE


Le bureau des procureurs de Tokyo a fait appel de la décision d'autoriser la libération sous caution de Carlos Ghosn, rapporte l'AFP. Un recours suspensif qui intervient peu après l'accord donné à la sortie de prison de l'ex-patron. 

JUSTICE


Le tribunal de Tokyo a annoncé jeudi avoir approuvé la libération sous caution de Carlos Ghosn, qui était retourné en prison début avril après une ré-arrestation surprise qui lui a valu une quatrième inculpation. Le parquet va probablement faire appel, mais si ce recours est rejeté, le magnat de l'automobile déchu pourra retrouver rapidement la liberté moyennant le paiement d'une caution de 500 millions de yens (4 millions d'euros).

Affaire Carlos Ghosn : le tribunal approuve la demande de libération de l'ancien patron pour 4 millions d’euros

Affaire Carlos Ghosn : le tribunal approuve la demande de libération de l'ancien patron pour 4 millions d’euros

JUSTICE


Le tribunal de Tokyo fait savoir par communiqué que les avocats de Carlos Ghosn ont déposé une demande de libération sous caution de l'ancien patron. 

Urgent

MISE EN EXAMEN


Carlos Ghosn, dont la garde à vue arrivait à son terme ce lundi au Japon, a été inculpé sur des accusations de détournement de fonds du groupe Nissan, rapportent la chaîne publique NHK et l'agence de presse Jiji. Il s'agit de la quatrième mise en examen pour l'ancien PDG de l'alliance automobile Renault-Nissan. Ses avocats ont prévenu qu'ils déposeraient aussitôt une demande de remise en liberté sous caution.

Urgent

GARDE À VUE 


Le tribunal de Tokyo a autorisé vendredi la prolongation de la garde à vue de Carlos Ghosn jusqu'au 22 avril, dans le cadre de nouvelles accusations de malversations financières présumées.


A l'issue de cette période, l'ancien PDG de Renault-Nissan, âgé de 65 ans, pourra être inculpé et rester en prison dans l'attente de son procès, arrêté de nouveau pour un autre motif, ou encore être relâché sans poursuites.

JAPON


Carole, l'épouse de l'ex-patron de Renault Nissan, est de retour au Japon pour être entendue, selon son avocat cité par l'AFP. Elle était arrivée en France vendredi matin, la veille à Tokyo, elle avait assisté à la nouvelle arrestation de son mari.  Depuis Paris, elle en avait appelé au président de la République.

VIDÉO


Tournée avant sa nouvelle arrestation et diffusée mardi 9 avril, on y voit Carlos Ghosn clamer son innocence et accuser de "trahison" les dirigeants de Nissan. Les noms des responsables désignés par l'ex-patron de Renault ont été coupés au montage, sur demande de ses avocats.

Dans une vidéo, Carlos Ghosn clame son innocence et charge les dirigeants de Nissan

Dans une vidéo, Carlos Ghosn clame son innocence et charge les dirigeants de Nissan

RÉVOQUÉ


Carlos Ghosn n'est plus administrateur de Nissan. Sans surprise, les actionnaires du constructeur japonais réunis à Tokyo l'ont révoqué de son mandat, après 20 ans de règne. Nissan l'avait déjà limogé de la présidence après son arrestation initiale en novembre. 


L'assemblée générale a par ailleurs entériné l'élection comme membre du conseil d'administration du président de Renault, Jean-Dominique Senard, qui s'est dit "très honoré".

INFO TF1/LCI


CARLOS GHOSN VEUT UN PROCÈS EN FRANCE

"DÉGOÛTÉE"


Dans son interview au JDD, Carole Ghosn se dit "dégoûtée" que "tout le monde" ait "laissé tomber, par lâcheté, y compris les patrons" son époux. 


Et de s'expliquer : "Dans les médias, Carlos est déjà coupable. On oublie ce qu’il a fait pour Renault et Nissan ; il a redressé ces entreprises, sauvé des emplois, contribué à la grandeur de la France (...) Au Liban, où je suis née, on admire les hommes d’exception. Carlos est parti de rien, sa famille n’était pas riche. Je suis choquée par les réactions en France."

EXPLICATION


Toujours au JDD, Carole Ghosn a expliqué pourquoi elle a décidé de quitter Tokyo quarante-huit heures après l’arrestation de votre mari. "Je me suis sentie en danger (...) Quand j’ai compris et que les avocats m’ont dit que je ne pourrais plus communiquer avec (mon mari) pendant des jours, j’ai pris ma décision", résume-t-elle. 


Et de détailler : "Vendredi soir, l’ambassadeur de France m’a accompagnée à l’aéroport, il ne m’a pas lâchée jusque dans l’avion. J’ai cru revivre la scène du film Argo, jusqu’à la dernière seconde je ne savais pas si on me laisserait décoller. C’était irréel."

MESSAGE ENREGISTRÉ


Carlos Ghosn, à nouveau arrêté cette semaine au Japon, a enregistré un message dont le contenu sera prochainement rendu public, a affirmé son épouse dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD). L'ex PDG de Renault avait accordé une interview exclusive à TF1 et LCI jeudi avant d'être interpellé pour la seconde fois.


"Il a aussi enregistré une vidéo en anglais où il donne sa version de l'affaire. Il avait envie de désigner les responsables de ce qui lui arrive. Ce sont les avocats qui l'ont, elle sera diffusée bientôt", a-t-elle promis.

FRANCE


Ce samedi 6 avril, par la voix de Jean-Yves Le Drian, le gouvernement français a appelé le Japon à respecter les droits et la présomption d'innocence de Carlos Ghosn. "J'ai évidemment évoqué le cas de M. Carlos Ghosn avec mon collègue Taro Kono", a déclaré le chef de la diplomatie hexagonale à l'issue d'un entretien avec son homologue nippon en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Dinard. "Je lui ai dit deux choses : d'abord, que la France respectait totalement la souveraineté et l'indépendance de la justice japonaise. Et j'ai rappelé aussi notre attachement au respect de la présomption d'innocence et la pleine application de la protection consulaire."

JUSTICE


Le tribunal de Tokyo a annoncé vendredi 5 avril sa décision de prolonger la garde à vue de Carlos Ghosn jusqu'au 14 avril. Décision qui faisait suite au dépôt d'une requête qui avait été déposée par le parquet un peu plus tôt dans la journée.

INTERVIEW


François-Xavier Ménage explique à David Pujadas le contexte de l'interview de Carlos Ghosn à TF1 et LCI.

PROCEDURE


Les enquêteurs du bureau des procureurs se sont rendus au petit matin à l'immeuble de Carlos Ghosn ce jeudi matin à Tokyo. Il a été conduit au centre de détention de Kosuge (nord de la capitale), où il a déjà passé plus de 100 jours avant d'être libéré sous caution il y a à peine un mois.


Comme ce qui s'est passé après son arrestation initiale le 19 novembre, il peut rester en garde à vue jusqu'à 22 jours. Dans le détail, avant la fin des premières 48 heures, le bureau des procureurs doit demander une prolongation de dix jours à un juge, puis à nouveau de dix jours, pour les besoins de l'enquête. Le tribunal donne son feu vert dans l'écrasante majorité des cas.


A l'issue de cette période, le suspect peut être inculpé, relâché sans poursuites (dans 50% des cas) ou arrêté de nouveau pour un autre motif. Une fois la garde à vue arrivée à terme, en cas d'inculpation, le suspect peut ensuite rester emprisonné, dans l'attente du procès.

REACTION


L'avocate de la famille de Carlos Ghosn a réagi sur l'antenne de LCI à la nouvelle arrestation de son client.

INTERVIEW EXCLUSIVE


Les détails sur la procédure japonaise qui vaut à Carlos Ghosn une nouvelle garde à vue.

REACTION


Interrogé sur la nouvelle arrestation de Carlos Ghosn au Japon, Bruno Le Maire a assuré qu'il était "un justiciable comme les autres". "Il bénéficie de la protection consulaire, que nous lui garantissons et de la présomption d'innocence", a-t-il rappelé

REMUNERATION


Les "retraites chapeaux" limitées. C'est ce que vient d'annoncer Bruno Le Maire : "Je ramènerai à 30% du salaire des dirigeants le montant maximum de la 'retraite chapeau'", a déclaré Bruno Le Maire au micro de BFMTV et de RMC, en précisant qu'une ordonnance en ce sens allait être introduite dans le projet de loi Pacte, suite aux révélations sur les conditions de départ à la retraite du patron d'Airbus, Tom Enders, qui touchera jusqu'à 36,8 millions d'euros.

REACTION

REACTION


Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Maire vient de confirmer sur l'antenne de BFM que de nouveaux éléments ont été transmis à la justice française. "Il y a de nouveaux éléments qui sont apparus qui étaient suffisamment importants pour mériter d'être transmis à la justice", a affirmé le ministre sur RMC et BFMTV. "Je ne peux pas me prononcer sur ces éléments", a-t-il ajouté.


Des flux financiers similaires ont en effet été signalés la semaine dernière par Renault à la justice française, à l'issue d'une enquête interne du constructeur.


Le parquet le soupçonne d'avoir transféré des fonds de Nissan, pour un total de 15 millions de dollars entre fin 2015 et mi-2018, à une société "de facto contrôlée par lui".

PROCEDURE


La réaction de l'avocat de Carlos Ghosn.

JUSTICE


Pourquoi une nouvelle enquête pourrait s'ouvrir ? Déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, Carlos Ghosn est désormais sous la menace d'une quatrième mise en examen.


Le parquet le soupçonne d'avoir transféré des fonds de Nissan, pour un total de 15 millions de dollars entre fin 2015 et mi-2018, à une société "de facto contrôlée par lui". Sur cette somme, 5 millions ont été détournés, a précisé le bureau des procureurs dans un communiqué. "Le suspect a trahi sa fonction (de patron de Nissan) pour en tirer des bénéfices personnels", a-t-il souligné. 


Selon une source proche du dossier, le procédé a débuté dès 2012, portant sur une somme totale de plus de 30 millions de dollars versée à un distributeur de véhicules Nissan à Oman, montants dont une partie lui serait revenue indirectement. Il aurait notamment acheté un yacht et investi dans une société dirigée par son fils aux Etats-Unis.

JUSTICE


L'interview de Carlos Ghosn a été réalisé quelques heures avant un nouvel épisode judiciaire : l'homme d'affaires a été interpellé jeudi matin à son domicile de Tokyo sur de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution.


Les enquêteurs du bureau des procureurs se sont rendus au petit matin à son immeuble devant lequel une tenture grise avait été dressée, selon des images diffusées sur les chaînes de télévision japonaises.

INTERVIEW

REMUNERATION


Cette interview a été réalisée quelques heures après le refus du conseil d'administration de Renault d'accorder à son ancien dirigeant une retraite chapeau. Le conseil a précisé dans son communiqué que "la rémunération fixe de M. Carlos Ghosn au titre de l'exercice 2018 s'est élevée à 1.000.000 euros brut". D'autre part, le conseil d'administration a calculé à 224.000 euros le montant de la rémunération variable que devrait toucher M. Ghosn au regard des objectifs fixés. Mais il va recommander aux actionnaires de ne pas lui accorder en raison des déboires judiciaires visant son ancien patron.

Le conseil d'administration de Renault refuse de verser une retraite chapeau (mirobolante) à Carlos Ghosn

Le conseil d'administration de Renault refuse de verser une retraite chapeau (mirobolante) à Carlos Ghosn

INTERVIEW


Dans l'entretien accordé à TF1/LCI, l'ex-PDG de l'alliance Nissan-Renault fait appel "au gouvernement" français. "Pour me défendre, pour préserver mes droits, en tant que citoyen pris dans un engrenage incroyable à l'étranger".


Fidèle à sa ligne de défense depuis son arrestation, le 19 novembre 2018, l'homme d'affaires continue de plaider le complot contre lui. Alors qu'on lui rappelle les accusations du patron de Nissan Hiroto Saikawa à son encontre, il riposte, faisant état de "beaucoup de mensonges, [qui] sont en train de se révéler les uns après les autres." Des mensonges, continue-t-il, qui confinent à l'"acharnement". 

CONTEXTE


Ce nouveau rebondissement dans un interminable feuilleton, qui s'est ouvert le 19 novembre avec l'arrestation surprise de celui qui était alors le tout-puissant PDG de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, intervient alors même qu'il avait décidé de prendre la parole pour la première fois depuis sa sortie de prison.


Carlos Ghosn, 65 ans, avait en effet annoncé mercredi via Twitter, de façon impromptue, qu'il s'exprimerait devant la presse le 11 avril.

EN IMAGES


Les dessous de l'interview de Carlos Ghosn, expliquées par François-Xavier Ménage.

INTERVIEW EXCLUSIVE


"Je suis combatif, je suis innocent. C'est dur, il faut le savoir" : en exclusivité sur TF1 / LCI, Carlos Ghosn a pris la parole ce jeudi. Le magnat de l'automobile déchu, poursuivi entre autres pour fraude fiscale, a fait part de sa pugnacité au micro de TF1/LCI, alors qu'il savait "à 90%" qu'il allait être interpellé.

Il avait quitté sa cellule le 6 mars, libéré sous caution (8 millions  d'euros). Un répit qui avait surpris et qui sera resté de courte durée. Dans la matinée du 4 avril, Carlos Ghosn a été cueilli à son domicile par des membres du bureau des procureurs de Tokyo. Ces derniers l’ont arrêté sur de nouveaux soupçons de malversations financières, relatent en chœur les médias japonais. Selon la NHK, il est pourtant "extrêmement rare" qu'un suspect soit arrêté une nouvelle fois alors qu’il avait été libéré. 


Dans un communiqué envoyé à l’AFP, l’ancien PDG de Renault-Nissan a déploré une "arrestation révoltante et  arbitraire". "Pourquoi venir m'arrêter alors que je n'entravais en rien la procédure en  cours sinon pour me briser ?", s’étonne-t-il avant d’ajouter fermement : "Je suis innocent de  toutes les accusations infondées portées contre moi et des faits qui me sont  reprochés". Une indignation dans le droit fil de l'interview exclusive qu'il avait accordée à TF1/LCI, peu de temps avant son arrestation.

Sommes suspectes

Alors qu’il était inculpé pour n'avoir pas déclaré une partie de ses revenus entre 2010 à 2018 et pour abus de confiance, Carlos Ghosn est à présent soupçonné de s’être servi dans la réserve du PDG de Nissan. Et ce,pour réaliser des transferts d’argent à un distributeur de véhicules Nissan à Oman. Et d’en récupérer indirectement une partie, affirme une source proche de l’enquête à l’AFP. 


Après une enquête interne, Renault avait averti le parquet de Nanterre ce vendredi que des flux financiers similaires avaient été observés. Des sommes suspectes - "plusieurs millions d'euros" – auraient ainsi été transférées à la société qui écoule les véhicules Renault à Oman, selon une source proche du dossier. Les auditeurs chargés de vérifier les comptes ont notamment été étonnés de constater la présence de dépenses de marketing à Oman affectées au centre de coût de la présidence du  groupe à Paris. Dépenses qui sont habituellement imputées sur le budget des régions concernées.

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Carlos Ghosn : l’ex-patron de Renault rattrapé par les affaires

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