"D'une cruauté insoutenable" : les images tournées par Mohamed Merah avec sa GoPro ne seront pas diffusées pendant le procès

JUSTICE - Bernard Squarcini viendra témoigner ce jeudi au procès de Fettah Malki et d'Abdelkader Merah, frère de Mohamed Merah. Il avait refusé dans un premier temps. L'ancien patron du renseignement intérieur devra s'expliquer sur les failles de la DCRI dans le suivi de celui qui allait devenir "le tueur au scooter". Suivez les dernières actualités sur l'affaire Merah.
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BONNE SOIRÉE


On se retrouve demain pour une nouvelle journée d'audience.

SUSPENSION 5 MN 


Audience suspendue 5 mn. Viendra ensuite le débat sur la diffusion ou non des images des attaques tournées par Mohamed #Merah avec sa GoPro

L'AUDIENCE EST REPRISE

SQUARCINI S'EN VA 


L'audition de Bernard Squarcini est terminée, l'audience reprendra dans 10 minutes. 

NÉBULEUSE


La "Cellule d'artigat" et Olivier Corel, surnommé l'émir blanc, sont  actuellement au coeur des débats. Pour en savoir plus sur ce prêcheur radical soupçonné d'être impliqué dans l'endoctrinement de Mohamed Merah, vous pouvez lire cet article issu de nos archives.

Le président de la cour d'assises spéciale avait lu son courrier le 2 octobre, au premier jour du procès, courrier dans lequel il indiquait à la cour d'assises de Paris qu'il n'entendait pas s'expliquer. Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement intérieur, avait alors mis en avant une procédure judiciaire l'opposant à la famille de l'une des sept victimes de Mohamed Merah, la famille Chennouf qui est également partie civile au procès en cours.

Finalement, c'est sur Twitter que l'ancien directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur  a annoncé qu'il viendrait.  "Magistrats et conseils ont considéré que je pouvais témoigner au procès Merah malgré l'instruction en cours qui lui est liée. Je serai donc présent au procès le 19/10 après cette précision juridique qui s'imposait pour assurer ma défense", avait-t-il déclaré sur le réseau social .Et ill est attendu de pied ferme pour s'expliquer sur d'éventuelles failles du renseignement.

 

Bernard Squarcini avait expliqué en 2012 que Mohamed Merah avait agit en "loup solitaire", qu'il n'avait "pas d'appartenance à un réseau"...  Mohamed Merah était fiché S depuis 2006. 


Lundi dernier, Christian Ballé-Andui, l'ex-patron du renseignement toulousain a indiqué à la cour que dès 2011 il avait alerté sa hiérachie sur Mohamed Merah, qu'il avait demandé une judiciaciarisation de son dossier. Puis, le 15 mars 2012, alors que le tueur au scooter avait déjà tué trois militaires - Imad Idn-Ziaten, Mohamed Legouad, Abel Chennouf- et grièvement blessé un autre -Loïc Liber, aujourd'hui tétraplégique-, il avait transmis une liste de treize noms sur laquelle figurait celui de Mohamed Merah. Personne ne l'a alors écouté. 

Quatre jours plus tard, le 19 mars 2012, Mohamed Merah assassinait quatre autres personnes, Jonathan Sandler, 30 ans, ses deux fils Arié et Gabriel, 5 et 3 ans, et Myriam MOnsoneoo, 8 ans, dans l'enceinte de l'école Ozar Hatorah à Toulouse. 


Avant lui ce jeudi, un brigadier de police, surnommé "Hassan", viendra témoigner à la barre. Ce brigadier de police en fonction à la DDRI (Direction régionale du renseignement intérieur) en 2012 avait eu en charge le dossier de Mohammed Merah.  Le témoin X est lui aussi très attendu. 

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