EN DIRECT - Nicolas Sarkozy au 20H de TF1 : Alain Juppé l'a trouvé "extrêmement combatif" mais "très blessé"

POURSUIVI - A l'issue de deux jours de garde à vue, Nicolas Sarkozy a été mis en examen, notamment pour "corruption passive" et "financement illégal de campagne électorale" et placé sous contrôle judiciaire. "Il n'y a pas le plus petit commencement d'une preuve", s'est défendu l'ancien président de la République jeudi soir au JT de 20h de TF1. Suivez en direct les dernières infos et réactions sur l'affaire.
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FACT CHECK


Nous nous sommes penchés sur les éléments avancés par Nicolas Sarkozy pour sa défense

Kadhafi, Takieddine, Mediapart : la riposte de Nicolas Sarkozy dans l'affaire libyenne passée au crible

Kadhafi, Takieddine, Mediapart : la riposte de Nicolas Sarkozy dans l'affaire libyenne passée au crible

MEDIAPART


François Bonnet, directeur éditorial à Mediapart : "Vous ne savez pas ce qu'ont obtenu les enquêteurs au terme de quatre ans d'enquête" 


"Les enquêteurs sont parvenus à retracer l'origine des fonds, les 500.000 euros, transmis à Claude Guéant"


"J'ai cru comprendre qu'il y avait 25 tomes dans ce dossier judiciarisé"

"ESTIME ET AMITIÉ"


Si leurs relations n'ont pas toujours été des plus chaleureuses, Alain Juppé a eu des mots de soutien pour Nicolas Sarkozy ce vendredi.  "J'ai regardé TF1, j'ai trouvé Nicolas Sarkozy extrêmement combatif. Je l'ai senti aussi très blessé au fond de lui-même", a déclaré le maire de Bordeaux à des journalistes. Il ajoute avoir jugé son argumentation "cohérente". "Maintenant, il lui appartient de faire prévaloir son analyse et sa vérité, et comme tous ceux qui ont pour lui de l'estime et de l'amitié, et je me range parmi eux, je souhaite qu'il y parvienne."

AUDIENCE


7.3 millions de téléspectateurs ont suivi l'interview de Nicolas Sarkozy jeudi soir sur TF1.

FACT CHECKING


Selon l'AFP, l'argument de Marine Le Pen selon lequel le juge Serge Tournaire serait "engagé dans un soutien au Syndicat de la magistrature" est contestable.

MORANO


Nadine Morano vendredi matin sur Europe 1 : "Ça tourne à une forme d'obsession de la part d'Edwy Plenel qui s'est encore répandu sur les plateaux après cette intervention. Nicolas Sarkozy n'a jamais été condamné par la justice ! Mais ça, Mediapart ne le rappellera jamais"

LE PEN


Marine Le Pen (France Info) : "Le contrôle judiciaire n'est pas justifié. Nicolas Sarkozy ne va pas se précipiter en Libye pour prendre des vacances"


"Vous vous débarrassez assez facilement des principes. La force des principes, c'est de les mettre en oeuvre, y compris quand c'est un ennemi politique. La simple garde à vue entraîne une très lourde suspicion de culpabilité"

LE PEN


Marine Le Pen, présidente du FN, sur France Info : "Je ne suis pas magistrat. C'est une affaire qui sera très lourde de conséquences si les faits sont avérés. Il en va de l'image de la France toute entière"


"J'aurais souhaité que les magistrats chargés de l'instruction ne puissent faire peser sur eux aucun soupçon. Une grande partie des affaires concernant Nicolas Sarkozy ont été instruites par Serge Tournaire. Je trouve étonnant que des juges soient affectés à tel ou tel parti politique. C'est de nature à susciter des soupçons"


"Un certain nombre de juges sont liés au Syndicat de la magistrature, qui est un syndicat gauchiste". 

DARMANIN


Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, sur Europe 1 : "Tout le monde connaît l'affection éternelle que j'ai pour Nicolas Sarkozy. Je l'ai trouvé combatif hier. Je n'ai pas de commentaire à faire sur l'affaire."

URGENT


L'avocat de Nicolas Sarkozy a annoncé sur RTL qu'il allait faire appel du contrôle judiciaire imposé à l'ancien président, mis en examen mercredi dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007. Ce contrôle judiciaire interdit à l'ancien président de rencontrer neuf protagonistes de cette affaire, dont deux très proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, ainsi que de se rendre en Libye, en Égypte, en Tunisie et en Afrique du Sud. 

MEDIAPART


Fabrice Arfi : "Les 50 millions d'euros, c'est un accord de financement. Il y a des éléments matériels dans le dossier. Il est acquis que cette campagne présidentielle [de 2007] a été inondée de cash"

MEDIAPART


Fabrice Arfi (France Inter) : "Qui a accueilli Kadhafi comme aucune autre démocratie ? Qui lui a vendu des armes ? C'est Nicolas Sarkozy"


"Nicolas Sarkozy oublie de dire que dans ses agendas, il y a une dizaine de rencontres avec un autre homme d'affaires, c'est Alexandre Djouhri"

MEDIAPART


Fabrice Arfi, journaliste de Mediapart chargé de l'enquête libyenne (France Inter) : "Nicolas Sarkozy s'assoit sur deux décisions de justice qui lui ont donné tort en faveur de Mediapart". "Les expertises graphologiques ont dit que ce document est vrai"


"Mediapart n'est plus le problème de Nicolas Sarkozy. Son problème, ce sont les trois juges d'instruction"

HERZOG


Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy (RTL) : "Je démontrerai que ce sont des accusations totalement infondées"


"C'est une opération montée de toutes pièces"


"J'ai fait un recours contre l'arrêt de la chambre de l'instruction" par rapport au document publié par Mediapart, dont Nicolas Sarkozy conteste l'authenticité.

SARKOZY


Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, sur RTL : "Il y a une accumulation de témoignages non concordants du clan Kadhafi"


"Pour n'importe lequel d'entre nous, accepterions nous d'être accusés sans le moindre élément matériel ?"

CARLA BRUNI


La compagne de Nicolas Sarkozy lui a rendu hommage sur Instagram jeudi soir, après le passage de l'ancien président sur TF1.

PEDAGO


Qu’implique exactement le contrôle judiciaire auquel est soumis Nicolas Sarkozy ?

Qu’implique exactement le contrôle judiciaire auquel est soumis Nicolas Sarkozy ?

Qu’implique exactement le contrôle judiciaire auquel est soumis Nicolas Sarkozy ?

REDIFFUSION


Voyez ou revoyez ci-dessous l'intégralité de l'entretien accordé par Nicolas Sarkozy à TF1, pour être sûr de n'en rien manquer.

DÉBRIEF LCI


Laurent Mauduit, cofondateur de Mediapart : "Nicolas Sarkozy a totalement réécrit l'histoire. Il a rencontré Khadafi plusieurs fois. C'est judiciairement prouvé. Sur notre document parlant de 50 millions d'euros, il dit que c'est un faux alors qu'il a été authentifié par la justice à trois reprises ! S'il est mis en examen, c'est qu'il y a des indices multiples et concordants. Son acharnement contre Mediapart était un peu pathétique. Nous confirmons toutes nos informations. La justice a sans doute encore d'autres éléments."

DÉBRIEF LCI


Gérard Davet, reporter au Monde : "Il y a des indices. Maintenant, après cette mise en examen, ils doivent être transformés en charges. Et les avocats de Nicolas Sarkozy auront accès au dossier. Le dossier va probablement fuiter. On saura à ce moment-là."

NADINE MORANO SUR LCI


"Ce qui fait la différence, ce sont les preuves. L'agenda de Nicolas Sarkozy démontre qu'il n'a pas eu ces rendez-vous avec M. Takieddine. Personnellement, je ne crois en rien à cette histoire, comme toutes les personnalités de notre famille politique. Il ne cesse de s'intéresser au destin de son pays."

DÉBRIEF LCI


Thierry Saussez, ex-conseiller en communication de Nicolas Sarkozy : "Je l'ai trouvé très digne, il n'a chargé aucun magistrat, ni aucun policier. Je retiens aussi le caractère implacable de sa démonstration, en soulignant le profil grotesque de ceux qui l'accusent."

NADINE MORANO SUR LCI


"M. Takieddine a été condamné deux fois pour diffamation, sans faire appel, notamment quand il a affirmé avoir donné de l'argent à M. Guéant. Il n'a jamais apporté aucune preuve."

VIDÉO


Quand Nicolas Sarkozy évoque son avenir politique.

NADINE MORANO SUR LCI


"On lui a collé beaucoup d'affaires sur le dos, au final il n'y a eu que des non lieux. Mais on parle moins de ces verdicts que de ces affaires. J'étais contente qu'il s'explique devant les Français. Ce qu'on essaye de monter est un véritable scandale d'État. Chaque affaire survient avant qu'il n'officialise sa candidature. On peut parler d'un complot. Maintenant, on lui fait payer d'être intervenu en Libye."

VIDÉO


Nicolas Sarkozy a consacré une bonne partie de son temps d'antenne à Ziad Takieddine. Pour le charger.

VIDÉO


Nicolas Sarkozy assure qu'on ne lui a soumis "aucun élément nouveau" au cours de sa garde à vue.

VIDÉO


Nicolas Sarkozy a tenu a débuter son intervention par un message adressé aux Français.

C'est sur ses mots que s'est conclu l'entretien de Nicolas Sarkozy. Va suivre à présent un débrief de cette interview sur l'antenne de LCI, que nous vous ferons suivre ici-même.

"Je suis blessé au plus profond de moi-même, pas pour moi, mais pour mon pays. On n'a pas le droit de jeter des gens dans la boue parce que des assassins l'ont voulu. Je ne peux pas laisser faire ça."

"Brice Hortefeux, je l’aime tendrement. Mais s’il a eu des rapports avec untel ou untel, il s’en expliquera lui-même. Mes proches s'expliqueront et je leur fais confiance. Mais je ne peux pas être accusé au titre de mes liens avec untel ou untel. Il faut des preuves, c'est trop grave."

"Si jamais on m'avait dit que j'aurais eu des ennuis à cause de Khadafi, j'aurais répondu : 'Mais vous fumez monsieur !'"

"La politique, pour moi, c'est fini. Mais la France, ce ne sera jamais fini. Je ne peux pas accepter que les Français croient que je les ai trahis."

"J'ai été chef de l'État, je ne critiquerai aucun policier ni aucun magistrat. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas la moindre preuve ? Me mettre au même niveau que ces assassins condamnés, c'est mettre en cause la France, la fonction de président. Cela prendra dix ans s'il faut, mais je pourfendrai cette bande et je rétablirai mon honneur."

"Ces gens, ces délinquants, ne produisent aucune preuve. Khadafi était fou, il enregistrait tout, probablement qu'il prenait des substances interdites... Là, il n'y a pas le plus petit commencement d'une preuve."

"Encore faudrait-il que tous ces proches de Khadafi disent tous la même chose."

"Mes agendas ont été saisis par la justice au moment de l'affaire Bettencourt. On n'a retrouvé la moindre trace d'un rendez-vous avec ce M. Takieddine."

"Il dit avoir rencontré mon directeur de cabinet dans son bureau au 1er étage du ministère de l'Intérieur. Le bureau est au rez-de-chaussée."

"Il a menti plusieurs fois, j'ai des preuves. Il affirme m'avoir croisé le 27 janvier 2011 et m'avoir donné une valise. Il n'a pas de chance : j'ai la preuve que je n'étais pas à Paris ce jour-là, ni la veille, ni le lendemain."

"Takieddine est un intermédiaire sulfureux qui a fait de la prison, et qui a pillé la Libye. Il n'est jamais venu à l'Élysée. C'est une ignominie de prétendre qu'il est venu."

"Un des fils de Khadafi assurait avoir des documents. Aujourd'hui encore, il n'y a rien. Il n'y a que la boue, la haine, la médiocrité et la calomnie."

"J'ai conduit la coalition internationale contre le régime de Khadafi. Elle a duré huit mois, il est mort en octobre 2011. Il avait donc sept mois pour faire sortir les documents attestant de mon financement. Il n'a rien fait."

"Un de mes accusateurs a été condamné à perpétuité pour avoir commandité l'attentat le plus meurtrier qui a visé la France, 170 morts. Un terroriste."

"Le clan Khadafi est une bande d'assassins. Ils m'agonisent d'injures depuis le 10 mars 2011, jour où j'ai reçu les opposants. Ensuite il s'est mis à parler du financement de ma campagne."

"J'ai été le seul président qui a reçu les opposants de Khadafi. Je l'ai reçu lui-même en 2007 pour aider à la libération des otages français, torturés en Libye. J'ai négocié leur libération. C'est à la suite de leur libération qu'il est venu."

"Qu'est-ce qui justifie qu'on m'interdise de voir M. Hortefeux ? J'ai eu cinq ans pour le voir avant cette garde à vue."

"On m'impose un contrôle judiciaire m'imposant de ne pas voir M. Takkiedine. Pardonnez-moi mais je n'ai pas envie !"

"Le document dévoilé par Mediapart est probablement un faux, plusieurs officiers de police judiciaire l'ont écrit dans le document que je tiens en main. On ne m'a même pas interrogé là-dessus."

C'est la première fois que l'ancien président de la République est entendu dans ce dossier depuis l'ouverture d'une information judiciaire en 2013. Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue  mardi 20 mars au petit matin à Nanterre dans les locaux de l’OCLCIFF (office anti-corruption) où il était convoqué dans le cadre de l'enquête sur le possible financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007. Interrompue pendant quelques heures pendant la nuit, cette garde à vue a repris mercredi en début de matinée avant de se terminer en fin de journée. 


Personnage clé dans cette affaire dite des "financements libyens", Ziad Takieddine a accordé une interview exclusive à LCI et TF1 dans laquelle il affirme une nouvelle fois avoir transmis des valises d'argent liquide mais qu'il ne s'agissait pas de financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. 


L'enquête porte sur des chefs de corruption active et passive, trafic d'influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité de recel de ces infractions.


L'ancien président de la République a toujours démenti les faits allégués par le franco-libanais Ziad Takieddine.

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Affaire libyenne : Sarkozy mis en examen

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