Fuites, "enquête folle" et badge de Benalla : la défense plaide la relaxe au procès Fillon, jugement le 29 juin

Fuites, "enquête folle" et badge de Benalla : la défense plaide la relaxe au procès Fillon, jugement le 29 juin
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L'affaire Penelope Fillon

PENELOPEGATE - Après le réquisitoire sévère prononcé mardi par le parquet national financier, les avocats de François Fillon, de son épouse et de son ancien suppléant Marc Joulaud ont tour à tour plaidé la relaxe ce mercredi dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon. Revivez ce dernier jour d'audience grâce au compte-rendu en temps réel de notre journaliste sur place.

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AUDIENCE SUSPENDUE


Délibéré donc le 29 juin à 13h30

"RIEN A AJOUTER "


Les trois prévenus se succèdent à la barre et répètent: "Je n'ai rien à ajouter"


Le délibéré sera rendu le lundi 29 juin à 13h30. 

"BESOIN DE PENELOPE"


"En 2002, Marc Joulaud a tout simplement besoin de Penelope Fillon. Elle a apporté à Marc Joulaud une crédibilité locale. Elle était une source d'information formidable au niveau local. Elle était connue de tous. Elle discutait naturellement avec les habitants. Ce qui n'était pas le cas au début de Marc Joulaud qui préférait travailler sur ses dossiers dans son bureau", poursuit Me Léornor Hennerick, avocate de Marc Joulaud.


"Elle a pu représentée aussi Marc Joulaud au cours d'événements locaux, indique-t--elle. Elle a également participé à la mise en avant de lieux dans la Sarthe. Et elle s'est occupée enfin de la coordination avec Paris". 


"La poursuite est emmurée dans ses schémas et ne peut comprendre qu'un contrat peut-être oral, s'agace l'avocate.  (...) Marc Joulaud a employé Penelope Fillon dans le strict respect des règles de l'Assemblée nationale". 


Elle dit que Marc Joulaud et sa famille ont été très éprouvés par cette affaire. Elle évoque la perquisition, les larmes de la fille de Marc Joulaud...


"Marc Joulaud est un homme dévoué à la collectivité depuis plus de 30 ans, il n'a rien à faire dans ce prétoire. Vous n'aurez d'autres choix que de le relaxer".

PLAIDOIRIE 


Me Léonor Hennerick débute sa plaidoirie, elle revient aussi sur les dates de ce procès,  procès qui s'achève à cinq jours du vote pour les municipales. 


"Les parlementaires recrutent librement leur assistant, on l'a répété", dit-elle. 

FIN DE LA PLAIDOIRIE DE JEAN VEIL

"JETER EN PÂTURES"


L'avocat de Marc Joulaud poursuit sa plaidoirie. "Je trouve qu'il n'était pas bien dans le dossier Fillon d'ouvrir aussi vite ces procédures, de jeter en pâtures les intéressées dans les conditions dont cela a été fait". 


"Marc Joulaud a totalement respecté la loi", soutient-il. 

ME JEAN VEIL


Pour Me Veil, Penelope Fillon a beaucoup aidé Marc Joulaud. "il avait besoin d’une aide, et cette aide, personne mieux que Mme Fillon ne pouvait lui apporter". Sur la rémunération de Penelope Fillon, Jean Veil assure que Marc Joulaud  n'est pas "jaloux". 


Remarque personnelle de Jean Veil :"Moi qui vote depuis des années, je me rends de la baisse de qualité des parlementaires". 


 

TIMING


Me Jean Veil, avocat de Marc Joulaud, "Que cette affaire vienne au moment où il y a les élections municipales, c’est quand même assez surprenant". (Marc Joulaud brigue un troisième mandat à Sablé-sur-Sarthe).




"

L'AUDIENCE A REPRIS


L'audience a repris il y' a une dizaine de minutes. Me Jean Veil, avocat de Marc Joulaud a débuté sa plaidoirie. Il est debout à la barre. "Je pense que tout a dit donc je pense que je serai relativement court" débute-t-il. 

AUDIENCE SUSPENDUE JUSQU'À 16h30

"VOUS JUGEREZ EN DROIT"


""J'ai souvent entendu dire que dans ce dossier vous ne pourriez que condamner parce que si vous ne condamniez pas, cela voudrait dire que l'élection aurait été confisquée au peuple français. Je suis intimement convaincu qu'il n'y a aucune raison de vous faire cette injure. Vous jugerez en droit, en fait, et vous relaxerez Mr Fillon", conclut Antonin Lévy. 

HATVP


Concernant la HATVP (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique), Me Lévy considère que c'est "n'importe quoi". "

CHARLES ET MARIE


"Concernant Charles et Marie (Fillon ndlr), le mot relaxe n'est pas un gros mot, on a le droit de le prononcer même quand on est le ministère public, dit Me Lévy. La preuve de leur travail a été apportée". (Ils ne sont pas poursuivis). 


"Vous devrez avoir la même logique concernant leur mère Penelope Fillon", poursuit Me Lévy.

"SÉPARATION DES POUVOIRS"


Me Lévy en vient à la question de la séparation des pouvoirs : "Ce que nous soutenons, c’est que l’appréciation de la valeur d’un travail accordé par un parlementaire ne relève pas du pouvoir du juge judiciaire". 

"ROLE SOCIAL DE L'ÉPOUSE"



Me Lévy :"La question, c’est de savoir si Madame Fillon a suffisamment travaillé. En qualité ou en quantité. Mais ce n’est pas le débat. Je sais, cela peut être frustrant pour le ministère public. Mais l’ordonnance de renvoi des époux Fillon parle d’un emploi fictif.".


Me Lévy, très énervé, en vient au "rôle social de l'épouse". "Ça veut dire quoi ? c'est quoi ? On vous dit que le rôle de la femme est d'être à côté de son époux. Pardonnez-moi, de lui pondre des gosses ! C'est même pas le XXe siècle mais le XIXe siècle. C'est madame Dambreuse dans l'Education sentimentale ? C'est de la mauvaise littérature". 

DEJEUNER MILITANT


Me Lévy tient en main un document, un plan de table pour un déjeuner militant avec 3 tables,  l'une présidée par François Fillon, l'autre par Penelope et la dernière par Marc Joulaud. 

RÉCEPTION DES ADMINISTRÉS


"Sur la réception des administrés au domicile, "vous avez plusieurs témoins qui attestent de cette pratique peut-être sarthoise", continue Me Lévy. Il ironise en disant que non, il n'y avait pas devant le domicile des Fillon d'appareil pour distribuer des tickets avec des numéros pour que les gens puissent avoir chacun leur tour, "comme à la Sécu".

COURRIER


"Cette audience nous a appris que La Poste a pu faire fortune avec le courrier, si tous les députés recevaient autant de courrier que Mr Fillon", commence Me Lévy donnant le chiffre de 566 députés. 


" Si Penelope Fillon voyait la secrétaire de son mari pour lui transmettre le courrier, c'est bien qu'il fallait discuter des réponses à y donner, pas une simple transmission", lance l'avocat. 

DISCOURS


Autre mission de Mme Fillon : les discours. "Enterrement, commémoration, repas des anciens. Le repas des anciens mérite autant d'attention qu'un discours en haut du perchoir. C'est aussi ça la politique", lance Me Lévy. 


"Mr Fillon disposait de petites notes, d'éléments de langage que lui faisait Penelope Fillon. Ces notes n'avaient aucune raison d'être gardées", poursuit l'avocat.


Il parle d'un mail évoquant des éléments pour la rédaction d'éloges funèbres. "Soit Penelope Fillon aimait particulièrement les personnes décédées et avait plaisir, le soir, à lire des notices biographiques des gens morts. Soit Penelope Fillon avait pour rôle de recueillir les éléments pour les discours que François Fillon devait prononcer".

MISSIONS DE PENELOPE


Me Lévy revient sur la mission de "représentation" de Penelope Fillon. 'La représentation du député rentre parfaitement dans les missions du collaborateur, contrairement à ce qu'affirme l'accusation", insiste Me Lévy. 


"La représentation, il y a deux volets : remplacer le député ou savoir l'aiguiller," poursuit l'avocat. (...) Penelope Fillon a assisté son mari. Elle avait une connaissance fine des événements où il devait aller, elle  vous l'a dit. Elle connaissait son agenda". 


"Vous avec 18 attestations soutenant le rôle de 'représentation' de Penelope Fillon, attestant de la réalité de cette mission", insiste Me Lévy.

RÉALITÉ DU TRAVAIL


"Puisque tout est fictif, je devrais être bref", commence Me Lévy. 


"Le 30 janvier 2017 en audition libre, vous avez ces deux-là (les Fillon, ndlr) qui viennent face aux enquêteurs. Vous ferez l'exercice de voir la concordance de leurs réponses. Soit ils se sont accordés, soit ils disent la vérité. Ce qui n'est pas exclu", poursuit Me Lévy. 


Une enquête préliminaire avait été ouverte le 25 janvier sur les chefs de détournement de fonds publics, d’abus de biens sociaux et de recel de ces délits. Le maire de Sablé, ex-employeur de Penelope Fillon, sera auditionné dans la semaine.  Pendant cinq heures, le 30 janvier, le couple Fillon avait été interrogé par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF).


Me Lévy revient maintenant sur ces personnes qui connaissaient le travail le Mme Fillon et d'autres qui savaient ce qu'elle faisait mais qui ignoraient le rapport contractuel. 


"Quatre préfets confirment le rôle et les fonctions qu'elle avait auprès de son époux. Quelle raison auraient-ils de venir mentir?", poursuit Me Lévy. 

LE BADGE DE BENALLA


"Absence de badge, d'adresse mail. Mr Benalla avait un badge pour l'Assemblée nationale, il dit que c'était pour aller à la salle de sport. Le badge n'est pas un indice. Je vous laisse juger de l'importance de ce badge",  ironise Me Lévy. 

CONTRAT D'ASSISTANT PARLEMENTAIRE


Me Lévy :"Le contrat d'assistant parlementaire, cessons d'en fait un contrat comme un autre. (....)  Il nécessite une confiance entre l'assistant et son employeur". 


"On s'est beaucoup moqué de l'oralité de la mission de Mme Fillon. Peut-être est-ce intéressant de voir comment font les autres", continue Me Lévy. Il cite plusieurs assistants qui n'ont rien gardé, un autre qui n'avait même pas d'adresse mail ou de bureau, une autre qui indique qu'elle ne sait pas "si son travail était quantifiable". 


"On indique que Mme Fillon n'apporte pas la preuve des revues de presse qu'elle réalisait. Très bien, si elle ne les faisait pas, quelqu'un d'autre les faisait. Où sont-elles alors ?", interroge Me Lévy. 

TÉMOIGNAGES


Me Lévy revient sur les nombreux témoignages figurants dans l'ORTC et qui ont eux aucun intérêts selon lui, ceux notamment de personnes qui ne connaissaient même pas Penelope Fillon. 


Il reprend  le témoignage d'un opposant politique "battu 9 fois par François Fillon ! 9 FOIS ! Mais qui dit n'en garder aucune rancune.. ""Lui il est entendu tout de suite!", souligne la robe noire.


"Nous avons les journalistes qui sont la preuve absolue et cardinale, soyez-en flatté, continue Me Lévy en regardant les bancs de la presse, de la fictivité de l'emploi de Penelope Fillon". Huit journalistes ont été entendus rappelle l'avocat. 


Il parle d'un journaliste de l'AFP à Rennes, qui ne couvre que des événements nationaux, sur 21 départements. "Quant à Mme Fillon, je peux dire qu'on ne la voyait jamais". Le journaliste cite l'exemple d'un comice agricole. Me Lévy insiste sur le fait que 3 préfets le contredisent sur ce point.  "3 préfets à qui il convient d'accorder le plus de crédit". 


Un autre du Maine libre, "qui se déplace rarement à Sablé, et qui est incapable de donner le nom d'un assistant parlementaire de François Fillon"."A ce moment-là, il fallait poursuivre tous les assistants parlementaires, si c'était une preuve de la fictivité", dit Me Lévy.


"Je suis désolé c'est long mais c'est pas moi qui ai fixé le nombre de témoins", s"excuse Antonin Lévy. 


Quant à la biographe de François Fillon n'a vu sa femme que 30mn. "Elle n'est pas pertinente pour dire s'il ya avait ou non un emploi fictif de Mme Fillon". 


"Je termine par mon préféré, celui de Michel Aubry", dit Me Lévy qui cite un article de l'Orne Hebdo. Article intitulé "Fillon ou la délectation morose". 

L'article débute ainsi :"Ancien membre des Renseignements généraux (RG) en poste dans la Sarthe, Michel Aubry a côtoyé François Fillon, de décembre 1995 à mai 2008". La suite de l'article :"Alors, Pénélope ? « Nous, Renseignements généraux, on ne l’a jamais vue. Nos interlocuteurs, c’était Pierre Molager qui faisait un vrai travail astreignant d’assistant comme naguère Anne Koenig-Haguet, puis Marc Joulaud, attaché à son cabinet, successivement au Département puis à la Région".


"Si ça se trouve il n’est pas membre des RG cette personne est complètement folle", déclare l'avocat disant que ceci n'a même pas été vérifié.


"Vous prendrez avec parcimonie ce témoignage", dit Me Lévy qui depuis quelques minutes maintenant fait rire toute la salle. 

COSTUMES


Me Lévy ironise sur le fait qu'on ait entendu le tailleur de chez Berluti. "Il a livré, dans un PV de 11 pages,  des informations essentielles, ironise Me Lévy. Un costume, c'est environ 4m2 de tissu. C'est intéressant, fondamental pour l'enquête... Ce soir, on s'endormira tous avec cette information essentielle". 

TÉMOINS


"44 personnes entendues hors mis en cause", rappelle Me Lévy. "Qui sont-ils ?" Il va citer tous les témoins, prévient-il. Et il commence... 


Il cite des témoignages de personnes qui ont témoigné, mais qui n'ont pas été entendues. Pourtant il y avait toutes les coordonnées, ces témoignages étaient clairs et circonstanciés. 


"Pour être entendu par les enquêteurs, il faut dire que Penelope Fillon n'a jamais travaillé", tacle Me Lévy. Il parle d'un témoin de la perquisition au domicile qui n'a pas été entendu, alors que le jardinier, oui. "Ça questionne sur le choix des personnes entendues", dit-il. 


Il rappelle que Mme Lelièvre, interviewée dans Envoyé Spécial, ne fait même pas l’objet d’une retranscription alors qu’on a pris un traducteur assermenté pour l’interview au Sunday Telegraph... 

"PAS DE BUNKER SOUTERRAIN"


Me Lévy : "La perquisition à Beaucé, on dit que si on garde des fiches de paie on doit aussi garder la trace d'un travail. 47 cartons ministère à Beaucé, 27 cartons PM, qui manifestement ne se rattachent pas à l'activité de François Fillon comme député". 


Il continue :  "Il n'y a pas à l'Assemblée nationale de bunker souterrain de plusieurs centaines de mètres où seraient gardés les centaines de courriers que reçoivent les députés. Ces courriers sont détruits à la fin de chaque mandature, tout simplement pour faire de la place". 

PERQUISITIONS


Me Lévy :"La manière dont la preuve a été collectée est éclairante sur la manière dont cette instruction s'est déroulée. Double perquisition à l'Assemblée nationale. Pas fréquent dans un dossier d'avoir une perquisition réitérée par les mêmes enquêteurs..."


"31/01/17 : les enquêteurs ont pris deux docs papiers, deux enveloppes, deux pochettes cartonnées vides..."


Deuxième perquisition ;"Boîte de courrier saisie".  Les enquêteurs ont conclu après dix heures de travail que 38 documents sur les 1626 portaient la mention PF (Penelope Fillon). "Des courriers, il y en a d'autres, mais on ne les a pas exploités", affirme-t-il.

PRÉVENTION


Me Lévy revient sur la prévention. "J'invite chacun à savoir ce qu'il faisait en 1981. Pas le jour de l'élection de Mitterrand", dit-il. "L'ancienneté de la preuve rend difficile la réunion des éléments qui permettent à votre tribunal de statuer pleinement".


"J'avais conseillé à François Fillon de ne pas parler, de garder le silence devant les enquêteurs. Il n'a pas suivi mon conseil, c'est son droit", explique Me Lévy. "Et on vient pointer ses contradictions dans ses déclarations?" ironise-t -li.


"Il a le droit de mentir, il ne l'a pas fait non plus", poursuit Me Lévy. 

"UN RÉPUBLICAIN"


Me Lévy :" François Fillon est un républicain au sens institutionnel du terme. Il sait et connait le respect à l'égard de l'autorité judiciaire". 

"ENQUÊTE FOLLE"


Me Lévy débute sa plaidoirie : "Dans cette époque de passion et de discrédit de la politique, tout a été dit, sauf l’essentiel. Il a été dit d’une part qu’il fallait absoudre François Fillon parce qu’il n’avait pas été pire que les autres.(...) Une chose a été absente. C’est une chose toute simple qui s’appelle la vérité. Et c’est d’elle dont je voudrais vous parler. Ce dossier pose une double question démocratique.  Comment concevons-nous la politique et son exercice en 2020 ? Comment concevons-nous encore la question de la présomption d’innocence ?". 


Me Lévy poursuit et critique une "enquête folle": " 14 perquisitions, 44 personnes entendues en dehors des mis en cause, 106 scellés". Il parle brièvement des costumes et annonce qu'il reviendra "là-dessus". Il parle des factures de mobile regardées de près... 


"François Fillon a été d'un respect absolu envers l'autorité judiciaire", souligne Me Lévy. Il a toujours respecté les magistrats en face de lui, je ne suis pas certain que l'on puisse dire que la réciproque a toujours été vraie. Il n'a jamais fait jouer une immunité parlementaire. Il n'a jamais refusé de déférer à la moindre dérogation..."

FUITES DANS LA PRESSE


Me Lévy revient sur les fuites dans la presse, Le Monde en l'occurrence, le 7 février 2017. "Manifestement, les interrogatoires ont été transmis ou au moins lus à des journalistes", insiste Me Lévy. Le parquet avait expliqué que la fuite de ce PV en enquête préliminaire n’était pas forcément d’origine judiciaire. 


Me Lévy explique que la plainte déposée n'a donné lieu à aucune vérification. Il rappelle que dans le texte, il y a "14 occurrences de violation du secret professionnel", indique Me Lévy. 


"On est certain que la fuite ne peut pas venir de nous", poursuit Me Lévy. In continue : "L'ORTC, elle,  est un roman à charge qui a été transmis massivement dans une partie de la salle". 

ME LÉVY


Me Lévy commence sa plaidoirie : " Dans cette période de passion et discrédit, tout a été dit sauf l'essentiel (...)   Il a été dit d’une part qu’il fallait absoudre François Fillon parce qu’il n’avait pas été pire que les autres. Il a été dit qu'il fallait le condamner parce qu’il aurait dû se montrer plus exigent que les autres et qu’il aurait dû, compte tenu de ses fonctions, ne pas faire comme les autres"

Une chose a été absente des réquisitions du ministère public, la vérité, et c'est d'elle dont je voudrais vous parler". 


"La question de la présomption d'innocence, j'aimerais qu'on s'y attarde un peu. Il y a le secret de l'instruction qui doit protéger la présomption d'innocence. (..) J'ai entendu hier beaucoup d'éléments du ministère public qui s'attaquaient à la défense". 


"Venir s'en prendre à la défense de François Fillon, c'est venir s'en prendre au droit de la défense. La défense se doit d'être stratège, machiavélique". 


"Ce que l'on reproche à Mr Fillon c'est de se défendre, de se victimiser. Je revendique le droit de le défendre. Il revendique le droit de se défendre"

L'AUDIENCE EST REPRISE

SALLE COMBLE


Les époux Fillon viennent d'arriver dans la salle. François Fillon a repris sa place entre son épouse Penelope et Marc Joulaud.

On va reprendre avec ls plaidoiries de la défense. 


La salle est comble. Pour la première fois d'ailleurs. la salle de retransmission est ouverte. 

L'AUDIENCE VA REPRENDRE 


L'audience va reprendre dans quelques minutes. La salle se remplit. Tout le monde discute. Marc Joulaud est arrivé dans la salle. Les époux Fillon ne sont pas encore là. 

Infos précédentes

Au lendemain d'un féroce réquisitoire du parquet national financier), qui a demandé cinq ans de prison, dont deux ferme, contre un François Fillon "cynique", appâté par le "gain", place aux avocats de la défense ce mercredi, pour le dernier jour du procès de l'ancien Premier ministre et de sa femme Penelope pour des soupçons d'emplois fictifs de celle-ci. Les six avocats du couple Fillon et de Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée national, devaient se succéder à la barre pour démonter la thèse selon "simpliste" de l'accusation.

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Pour Bruno Nataf et Aurélien Létocart, procureurs du parquet national financier, les activités de Mme Fillon dans la Sarthe auprès de son mari député et du suppléant de ce dernier, Marc Joulaud, ne méritaient d'être rémunérées dans le cadre de contrats d'assistante parlementaire. Entre 1998 et 2013, Penelope Fillon a pourtant perçu au total 613.000 euros nets - un million d'euros bruts - au titre de trois contrats connus seulement de quelques-uns, pour un travail aux preuves matérielles quasi inexistantes.

La défense avait fait citer trois témoins mercredi dernier, venus "détailler" l'emploi de Penelope Fillon. Jeudi matin, elle avait dégainé 34 attestations qui, elles aussi, soutenaient que Penelope Fillon avait bel et bien travaillé pour son mari, puis pour Marc Joulaud. 

Pas de quoi convaincre l'accusation dans ce procès où, seule partie civile, l'Assemblée nationale demande plus d'un million d'euros au titre du préjudice financier si le tribunal entrait en voie de condamnation. Mardi, le parquet national financier a requis cinq ans de prison, dont deux ans ferme, à l'encontre de François Fillon, et trois ans avec sursis contre son épouse.

In a également demandé des amendes de 375.000 euros à l'encontre du couple et dix ans d'inéligibilité contre l'ex-candidat à la présidentielle. Contre le maire de Sablé-sur-Sarthe Marc Joulaud ont été requis deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende.

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