EN DIRECT - Procès des écoutes : Sarkozy qualifie d'"infamies" les poursuites dont il fait l'objet

C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un ancien président se présente à la barre. A compter de ce lundi s’ouvre le procès de Nicolas Sarkozy, dans l’affaire dite des " écoutes". Mais de qu

PROCÈS -Le procès de Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite des "écoutes" a repris, lundi 30 novembre, après que la demande de renvoi de l'un des prévenus a été rejetée. Suivez les dernières informations.

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Pour la première fois sous la Ve République, un ancien président de la République est jugé pour corruption. À partir de ce lundi 23 novembre, Nicolas Sarkozy comparaît  dans l'affaire dite des "écoutes", avec son avocat Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert. Prévu jusqu'au 10 décembre, la tenue du procès est soumise aux aléas de l'épidémie de Covid-19 et à une demande de renvoi déposée par Gilbert Azibert, 73 ans, pour raisons médicales. 

Nicolas Sarkozy est "concentré, combatif et déterminé", a indiqué à LCI l'entourage de l'ancien chef de l'État à la veille de ce rendez-vous judiciaire majeur. "Ce n’est pas une confrontation, ce n’est pas un combat contre les juges ni un combat politique mais le combat pour la vérité. Nicolas Sarkozy a toujours été respectueux de l’institution judiciaire. La seule chose qui lui importe, c’est la vérité."

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Affaire des "écoutes" : Nicolas Sarkozy au tribunal pour corruption

"Paul Bismuth"

L'affaire des "écoutes" trouve son origine dans un autre dossier judiciaire qui menace Nicolas Sarkozy : les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Dans ce dossier, les juges avaient décidé en septembre 2013 de placer l'ancien président de la République sur écoute et découvert, début 2014, qu'il utilisait une ligne secrète, sous l'alias "Paul Bismuth", pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog.

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Selon l'accusation, certaines de leurs conversations ont révélé l'existence d'un pacte de corruption. Nicolas Sarkozy aurait, par l'intermédiaire de son avocat, envisagé d'apporter un "coup de pouce" à Gilbert Azibert pour l'aider à obtenir un poste à Monaco qu'il convoitait (et qu'il n'a jamais obtenu). En contrepartie, ce haut magistrat aurait fourni des informations couvertes par le secret sur une procédure engagée par l'ex-chef d'Etat devant la Cour de cassation en marge de l'affaire Bettencourt et aurait tenté d'influer sur ses collègues.

Dans les conversations fleuries avec son avocat, l'ex-président s'engageait à intervenir en faveur de Gilbert Azibert. Quelques jours plus tard, il déclarait finalement qu'il avait renoncé à faire "la démarche" auprès des autorités monégasques. Pour les enquêteurs, ce revirement pourrait venir de la découverte par les deux hommes que leurs téléphones officieux étaient sur écoute.

Il encourt dix ans de prison

Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de dénoncer une instrumentalisation politique de la justice, multipliant les recours. La validation des écoutes en mars 2016 par la plus haute juridiction judiciaire avait constitué une défaite majeure pour l'ancien président, qui estime que la retranscription d'échanges entre un avocat et son client est illégale. Cette question sera à nouveau âprement discutée dès le début du procès. 

Une enquête contestée du Parquet national financier (PNF) risque aussi d'enflammer les débats: classée sans suite en 2019, près de six ans après son ouverture, elle visait à identifier la "taupe" qui aurait informé Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog que leur ligne "Bismuth" était "branchée".

Retiré de la politique depuis sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, Nicolas Sarkozy encourt dix ans de prison et un million d'euros d'amende pour corruption et trafic d'influence, comme ses co-prévenus - jugés en sus pour violation du secret professionnel.

Suivez les dernières informations sur le procès de Nicolas Sarkozy pour corruption dans le fil ci-dessus. 

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