Procès Jawad Bendaoud : 4 ans de prison requis contre le "logeur de Daech"

Procès Jawad Bendaoud : 4 ans de prison requis contre le "logeur de Daech"
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Jawad Bendaoud, le "logeur de Daech" en procès

JUSTICE – Le procureur de la République a requis mardi 4 ans de d'emprisonnement à l'encontre de Jawad Bendaoud et Mohamed Soumah, et 5 ans à l'encontre de Youssef Aït-Boulahcen. Suivront dans la journée les plaidoiries des avocats de la défense.

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Relaxe ou condamnation ? Au dixième jour du procès de Jawad Bendaoud, Mohamed Soumah et Youssef Aït-Boulahcen, le procureur de la République prononcera ce mardi son réquisitoire. Les deux premiers prévenus, en détention provisoire et jugés pour "recel de malfaiteurs terroristes", encourent une peine pouvant aller jusqu'à 6 ans de prison et 90.000 euros d'amende. Le dernier, poursuivi pour "non dénonciation de crime terroriste", encourt jusqu'à 5 ans de prison et 70.000 euros d'amende. 

 

Dans la foulée, les avocats de la défense, au nombre de 6, débuteront leurs plaidoiries qui se termineront mardi en fin de journée ou mercredi matin. 

Le savait-il ? Ou pas….

Au total, près de 700 personnes se sont constituées parties civiles dans ce dossier. Quelques 110 avocats les représentent. Parmi elles, certaines pensent que Jawad Bendaoud dit vrai. Le "logeur de Daech", comme le surnomment certains depuis les faits, a en effet toujours dit qu'il ne savait pas qu'Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh, qui ont dormi dans son squat de la rue du Corbillon à Saint-Denis dans la nuit du 17 au 18 novembre 2015, quelques jours après les attentats de Paris, étaient des terroristes. 

 

Venu à la barre mardi dernier, Abdallah S., qui a perdu ses deux sœurs à la terrasse de La Bonne bière le 13 novembre 2015, en est convaincu : Jawad Bendaoud ne savait pas qu'il hébergeait des terroristes le 17 novembre 2015. Idem pour Bilal, blessé ou Stade de France et qui a perdu un cousin dans un café, qui lui aussi pense que Jawad Bendaoud ne connaissait pas le profil des deux hommes qui ont dormi dans son hébergement. 

 

D'autres parties civiles pensent, elles, le contraire : impossible que le prévenu n'ait pas su qui étaient ces deux hommes. 

Après les plaidoiries des avocats de la défense, le tribunal tranchera. 

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