"J'avais un terroriste dans mon dos, je savais pas" : Jawad affirme qu'il ne connaissait pas Abaaoud

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Les attentats du 13 novembre, trois ans après

JUSTICE – Troisième jour ce vendredi 26 janvier 2018 du procès de Jawad Bendaoud, Mohamed Soumah et Youssef Aït-Boulahcen qui se tient devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris jusqu'au 14 février. Les deux premiers, en détention provisoire, sont jugés pour "recel de malfaiteurs terroristes", le troisième, poursuivi pour non-dénonciation de crime comparait libre. Revivez dans les conditions du direct cette troisième journée d'audience.

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Cette journée ressemblera-t-elle à celle d'hier ? Jeudi en effet, au deuxième jour de son procès où il est jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes", Jawad Bendaoud est "redevenu" l'homme que la population connaissait. Après les peu de mots prononcés au premier jour d'audience, le prévenu a ainsi déversé un torrent verbal à la présidente qui l'interrogeait sur les faits qui lui sont reprochés, jurant qu'il ignorait que c'était des terroristes qu'il avait hébergé dans un squat de Saint-Denis, après les attentats de novembre 2015. 

 

Ce vendredi, ce sont les avocats des parties civiles et de la défense qui questionneront "le logeur de Daech", et l'un des prévenus qui comparait  à ses côtés, Mohamed Soumah, poursuivi pour les mêmes faits et lui aussi en détention. 

"150 euros pour trois jours"

Jawad Bendaoud leur donnera-t-il les mêmes arguments, expliquant qu'il avait fait ça pour "dépanner", moyennant 1"50 euros, 50 pour lui, 100 pour Moussa" (surnom de Mohamed Soumah) qui lui a ramené le business en lui présentant Hasna Aït-Boulahcen., cousine d'Aabdelhamid Abaaoud. 

 

 "J’ai pas senti du tout qui c’était. (…)  jure-t-il indiquant qu'il avait appris tout ce qu'il s'était passé en France le 13 novembre quelques jours plus tard depuis sa celule. "Me dire vous hébergez des terroristes, pour moi, c'est comme dire JoeyStarr il va rejoindre daech" poursuit-il. 

 

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"Le logeur de terroristes" comme il a été surnommé s'est donné du mal pour tenter de convaincre les juges, à force d'énergie et de comparaisons originales ("On m'a vendu un bœuf bourguignon, j'ai fini avec un couscous"), reste à voir s'il servira le même menu aux avocats. 

 

 

 

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