EN DIRECT - Procès Jawad Bendaoud : Youssef Aït Boulahcen va répondre aux questions des avocats des parties civiles

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JUSTICE – Au troisième jour du procès en appel de Jawad Bendaoud et Youssef Aït Boulahcen, respectivement poursuivis "recel de terroriste" et "non dénonciation de crime terroriste", les avocats des parties civiles vont interroger le deuxième prévenu. L’ambulancier âgé de 26 ans est soupçonné de ne pas avoir averti les forces de l’ordre des projets de son cousin Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats de Paris, et de l’endroit où il s’était caché après les attaques.
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Pendant environ quatre heures jeudi, le président l’a interrogé et il a contesté les faits qui lui sont reprochés. Youssef Aït Boulahcen continue de dire qu’il ignorait tout des personnes pour qui sa sœur Hasna Ait Boulahcen cherchait un "hébergement" et des projets de leur cousin Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attaques du 13 novembre 2015. 

Le jeune homme, ambulancier de formation et qui a un casier vierge dit pour se défendre que sa sœur "affabule", qu’elle est "déstabilisée", et qu’il n’est "pas obligé de croire ses propos incohérents". 


Entre les 15 et 18 novembre, date de l’assaut du Raid à Saint-Denis où dormaient deux terroristes des attentats de Paris et Hasna Aït Boulahcen, la police a pourtant relevé 91 échanges entre le frère la sœur Boulahcen. Celle-ci cherchait alors une planque pour Abdelhamid Abaaoud, caché dans un buisson de la rue des Bergeries à Aubervilliers. Youssef Aït Boulahcen dit qu’il ne savait ni connaissance de cela, ni des projets d’attentats de son cousin qui projetait une nouvelle attaque à la Défense. "Les messages, je les ai pas eus, je l’avais bloquée Hasna", affirme-t-il. 

"Profil le plus inquiétant"

En première instance, alors qu’il était jugé aux côtés de Jawad Bendaoud et Mohamed Soumah, poursuivis pour "recel de terroristes", le procureur avait considéré Youssef Aït Boulahcen comme le prévenu ayant le "profil le plus inquiétant", l’homme le "plus dangereux". " Pour moi, le plus médiatique, n'était pas le plus inquiétant, loin de là", avait-il dit à son propos. Photo de Lion sur son profil Facebook, propos homophobes, textes antisémites, consultations de documents de propagande islamique, cliché de décapitation, le ministère public avait rappelé tous ces éléments, considérant que l'homme était c'est certain "radicalisé".

Début février, le procureur avait donc requis à son encontre la peine maximale à l'encontre de Youssef Aït Boulahcen : cinq ans de prison. Il avait été condamné finalement à 4 ans de prison dont un avec sursis sans mandat de dépôt le 14 février. Après l’interrogatoire du président jeudi, le prévenu doit répondre ce vendredi aux questions des avocats des parties civiles. 

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