Procès Merah : Abdelkader "a mis son frère sous sa coupe, il en a fait un soldat"

Justice
JUSTICE - A partir de ce jeudi, 19e jour du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Malki, et jusqu'à lundi matin, les avocats de la partie civiles vont plaider salle Voltaire. Pendant plusieurs heures, les robes noires vont tenter de défendre les intérêts des proches des victimes, parties trop tôt ou traumatisées à vie par les attentats terroristes commis par Mohamed Merah en mars 2012.
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AUDIENCE SUSPENDUE 


L'audience est suspendue, elle reprendra demain à 9h30 avec d'autres plaidoiries des avocats des parties civiles. 

"ON NE TUE PAS AU NOM DE L'ISLAM"


Me Maktouf explique que "ce n’est pas seulement l’attentat qui a poussé Latifa Ibn-Ziaten à fonder l'association Imad, c’est aussi une rencontre qu’elle a fait 40 jours plus tard quand elle s’est rendue aux Izards  à Toulouse

En se rendant aux Izards, pour voir où vivait la famille de l’assassin de son fils, Latifa a échangé avec des jeunes du quartier et leur a demandé s'ils connaissaient Mohamed Merah. 


« Merah, c’est un martyr de l’islam, c’est un héros, il a mis la France à genoux » ont répondu les jeunes

« A ces jeunes qui glorifiaient Mohamed Merah, Latifa Ibn ZIaten a voulu venir en aide » poursuit Me Maktouf. Latifa leur a répondu : « Non on ne tue pas au nom de l’islam (…) Merah est un assassin, un assassin sans limite ni religion »

PLAIDOIRIE DE MAITRE MAKTOUF 


Me Maktouf représente l'association Imad. « J’ai l’honneur de réprésenter une partie civile qui a une particularité. Le 11 mars, cette partie civile n’existait pas

Elle est venue après. Cette association, c’est l’association Imad, fondée par Latifa Ibn-Ziaten"

PLAIDOIRIE DE MAITRE GAUTHIER-GAUJOUX


Me Gauthier-Gaujoux est revenu sur l'horreur du 19 mars 2012 à l'école Ozar Hatorah à Toulouse. 

"'Il tire sur des bébés, il tire sur des bébés'ont crié des témoins de l’école Ozar Hatorah', dit-il. 


Me Gauthier-Gaujoux continue, et parle des réactions des élèves et autres personnes présentes ce jour; à 7h57, dans l'établissement : "Inès se cache sous les tables et appelle sa mère", "Maxime entend les dans le débarras", d’autres se penchent sur "Brian qui se vide de son sang", "Stella se couche sur sa petite sœur", "Aicha précipité les enfants dans le débarras..."

FIN DE LA PLAIDOIRIE DE MAITRE KORCHIA

LA PAROLE A MAITRE KORCHIA


Me Elie Korchia, avocat de Samuel Sandler, plaidera après la suspension. Samuel Sandler a perdu son fils Jonathan 30 ans et ses deux petits-fils Arié 5 ans et Gabriel, 3 ans. Tous ont été tués à l'école Ozar Hatorah le 19 mars 2012. 

FIN DE LA PLAIDOIRIE DE MAITRE GOLDMANN


L'audience est suspendue 5 minutes. 

PLAIDOIRIE D'ARIEL GOLDMANN


Ariel Goldmann débute sa plaidoirie. "Il y a eu un instigateur,un cerveau qui est dans le box et qui s'appelle Abdelkader Merah"

FIN DE LA PLAIDOIRIE DE ME MASLIAH

MAITRE MASLIAH PREND LA PAROLE 


" J'ai peur pour la première fois de ma carrière de ne pas être à la hauteur", commence l'avocate. Elle rappelle les derniers moments de Myriam Monsonego à l'école Ozar Hatorah. 


Me Masliah cite la revendication de Mohamed Merah : "Allah pourrait dire que j'ai tué des innocents, mais j'ai tué des juifs."

FIN DE LA PLAIDOIRIE DE MAITRE MOUHOU

"Tête pensante"," des attentats", "Monstre à deux têtes", "manuel du parfait jihadiste", "radicalisme", "prosélytisme", tous ces mots et bien d'autres seront sans doute répétés pendant plus de deux jours au  palais de justice de Paris. A partir d'aujourd'hui en effet et jusqu'à lundi, les avocats des parties civiles vont plaider salle Voltaire. 


C'est là que, depuis le 2 octobre et jusqu'au 3 novembre sont jugés ABdelkader Merah et Fettah Malki. Le premier, âgé de 35 ans, est poursuivi pour complicité dans les assassinats terroristes commis par son frère Mohamed Merah en mars 2012 et pour associations de malfaiteurs terroristes encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le second, qui aura 35 ans le 30 octobre, prochain est lui accusé d'avoir fourni un pistolet mitrailleur Uzi, un gilet pare-balles estampillé police et des munitions à celui que l'on surnommera plus tard le "tueur au scooter". 

Le juge Teissier secoué

Pour les parties civiles, comme pour l'avocate générale Naïma Rudloff, les deux trentenaires dans le box sont coupables des faits qui leurs sont reprochés. Pourtant, depuis le début du procès, les preuves à l'encontre de celui que l'on voudrait substituer à son frère abattu par le RAID le 22 mars 2012 après qu'il a tué sept personnes à Toulouse et Montauban se font rares... 


Jeudi, Me Dupond-Moretti a secoué le juge d'instruction Christophe Teissier qu'il avait cité comme témoin lui démontrant par plusieurs biais que la position de l'accusation, qu'il suivait lui aussi, n'était pas la bonne. 

Au cours des trois semaines écoulés,plusieurs témoins venus à la barre ont aussi évoqué les nombreux ratés qui auraient pu permettre de stopper Mohamed Merah avant qu'il ne commette ses crimes. Plusieurs policiers avaient alerté leur hiérarchie mais personne ne les a écoutés. 

Le procès doit se poursuivre jusqu'au 3 novembre. 

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Le procès Merah

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