Enquête sur les attentats du 13 novembre : le patron de la DGSE interrogé par la justice

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Les attentats du 13 novembre, trois ans après

INDISCRÉTION - Le patron des services secrets français a été interrogé en tant que témoin par un des juges antiterroristes en charge de l'enquête sur les attentats du 13 novembre, dans le but de connaître le nom du commanditaire. Une initiative osée alors que la DGSE n'a aucun compte à rendre à la justice.

Il a tenté le tout pour le tout... en vain. Un des juges antiterroristes en charge de l'enquête sur les attentats du 13 novembre a interrogé le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) dans le but de connaître le nom du commanditaire des attaques qui ont fait 130 mort à Paris et à Saint-Denis, rapporte Le Parisien ce samedi. 


Le 29 juillet dernier, Bernard Bajolet, chef des services de contre-espionnage français, a été convoqué pour un interrogatoire en tant que témoin, après ses propos tenus en mai devant la commission parlementaire sur les attentats du 13 novembre.  "Il est vrai qu'Abaaoud était un coordinateur mais pas le commanditaire. Nous connaissons le commanditaire mais je resterai discret sur ce point", avait-il alors affirmé.  Des propos qui ont manifestement titillé la curiosité du juge antiterroriste. L’initiative est inédite et osée puisque la DGSE n’a aucun compte à rendre à la justice.

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"La déclassification mettrait en danger nos sources"

Le juge antiterroriste va alors tenter de décrocher des informations à Bernard Bajolet, en le sommant de révèler le nom du commanditaire des attentats du 13 novembre. "Je ne peux pas donner les noms du commanditaire et de ses collaborateurs en raison de la sensibilité de nos sources", lui rétorque le patron de la DGSE.


"Y a-t-il sur ce point des documents classifiés ?", insiste le juge antiterroriste, avec l'espoir de réclamer une déclassification comme l'y autorise la loi. "La demande de déclassification mettrait en danger nos sources", prévient encore le chef de la DGSE. Ce dernier lui rappelle que la DGSE travaille déjà en collaboration avec la DGSI, elle-même habilitée à partager des informations avec les juges antiterroristes. 


L’enquête sur les attentats du 13 novembre a bien révélé l’existence d’un commanditaire, connu des enquêteurs sous son nom de guerre Abou Ahmed, un francophone haut placé du groupe Etat islamique, rappelle Le Parisien. Il aurait également commandité les attentats de Bruxelles du 22 mars.  

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