Enregistrement de Benalla et Crase : les téléphones de quatre protagonistes géolocalisés au même endroit le 26 juillet

Justice

Toute L'info sur

Benalla, l'affaire sans fin

AFFAIRE BENALLA - Les téléphones portables de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron et de Vincent Crase ont bornés le 26 juillet dans le même secteur et au même moment que ceux de la cheffe de la sécurité de Matignon et de son compagnon. Des informations qui pourraient fragiliser la défense des protagonistes.

Les téléphones portables d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase, ont été localisés le 26 juillet dans le XVIe arrondissement de Paris, et cela au même moment que celui de la cheffe du groupement de sécurité du Premier ministre (GSPM), Marie-Élodie Poitout, et de son compagnon, Chokri Wakrim. C'est ce que révèle l'enquête sur les conversations entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, diffusées par Médiapart, selon un article du Parisien publié ce vendredi.

Lire aussi

La brigade criminelle de Paris est chargée d'enquêter sur les conditions dans lesquelles ces enregistrements clandestins ont été réalisés. Les policiers ont analysé les données téléphoniques des protagonistes, notamment les "bornages" des téléphones portables, c'est-à-dire les zones dans lesquelles les portables ont émis à une certaine heure.

Ainsi ont-ils pu constater que le téléphone de Marie-Élodie Poitout, émet depuis un relais qui couvre notamment son domicile du XVIe arrondissement de Paris. Une zone dans laquelle, selon le Parisien, émet également à 12h01 le téléphone d'Alexandre Benalla, et celui de Vincent Crase deux heures plus tard.

Quatre protagonistes au même endroit au même moment

À 19h46 trois lignes téléphoniques, celles de Benalla, Crase et de la commissaire Poitout émettent dans le même secteur du XVIe arrondissement. Quelques dizaines de minutes plus tard un nouveau portable "borne" dans la zone, celui de Chokri Wakrim, le compagnon de Marie-Elodie Poitout et militaire des forces spéciales. 

Ces révélations ne signifient pas pour autant que les quatre protagonistes se soient retrouvés dans la même pièce durant ce laps de temps, mais qu'ils se trouvaient dans le même secteur. De quoi fragiliser la défense de Marie-Elodie Poitout qui affirme ne pas connaître Vincent Crase, et qui réfute que ce dernier est déjà venu dans son appartement. Son compagnon, Chokri Wakrim, qui avait été entendu le 15 février, a quant à lui déclaré que la seule rencontre avec Alexandre Benalla avait eu lieu à la fin du mois de juillet, dans le XVIe arrondissement, mais sans autre participants. 

Lire aussi

Le couple dans la tourmente

Marie-Elodie Poitout a démissionné le 7 février de son poste à Matignon, tout en démentant "être d'une quelconque façon liée à une rencontre entre MM. Benalla et Crase fin juillet." Un peu plus tard dans la journée, le ministère des Armées avait annoncé que le militaire Chokri Wakrim, impliqué selon la presse dans un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un sulfureux oligarque russe, avait été suspendu.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter