"Evidemment que c’est un problème" : Robert Ménard sera jugé pour ses propos sur les élèves musulmans

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MAUVAIS COMPTES - Le maire de Béziers proche du FN, Robert Ménard, va être jugé pour provocation à la haine raciale pour plusieurs propos affirmant qu’il y avait trop d’élèves musulmans dans les écoles. Il rétorque qu’il n’a fait que “décrire une situation”.

Le "problème" qu’il voulait soulever va lui causer des ennuis. Pour plusieurs propos sur les élèves musulmans, qu’il estime notamment trop nombreux dans les écoles, Robert Ménard va être jugé pour provocation à la haine, selon plusieurs sources concordantes. 


Saisi par la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié des peuples (MRAP), le parquet de Paris a renvoyé l’élu proche du Front national en procès. L’audience doit se tenir le 8 mars 2017.


Deux déclarations du maire de Béziers sont dans le viseur du parquet. La première est un tweet en date du 1er septembre : "#rentreedesclasses : la preuve la plus éclatante du grand Remplacement en cours. Il suffit de regarder d'anciennes photos de classe...".

"Il y a des seuils de tolérance"

 Il avait fait la seconde sortie quelques jours plus tard, le 5 septembre, sur LCI : "Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91% d'enfants musulmans. Evidemment que c'est un problème. Il y a des seuils de tolérance (...)".


Interrogé par l’AFP, l’élu se défend de tout jugement discriminatoire : “Je me suis contenté de décrire la situation dans ma ville. C’est factuel, c’est ce que je peux constater. Il n’y a de discrimination pour personne”.


En mai 2015, Robert Ménard avait déjà suscité un tollé en évoquant "64,6%" d'élèves de confession musulmane dans les écoles publiques de Béziers, une estimation basée sur "les chiffres de (la) mairie". Une enquête avait été ouverte pour vérifier l'existence éventuelle de fichiers illégaux à la mairie. Elle a été classée sans suite.

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