Mort d’une fillette à l’hôpital de Strasbourg: la mère dénonce des manquements dans la prise en charge

Justice
DRAME - Une petite fille d'un an est morte le 27 juin dernier à l'hôpital de Strasbourg après un problème cardiaque. Sa mère a porté plainte, estimant qu'il y a eu des dysfonctionnements dans la prise en charge de son enfant. La fillette est passée par trois hôpitaux avant de décéder.

La mère d’une fillette âgée d’un an, décédée fin juin à l'hôpital de Strasbourg après un problème cardiaque, a porté plainte. Une enquête est en cours sur d'éventuels manquements dans la prise en charge de l'enfant, a appris jeudi 18 juillet de sources concordantes.

   

Le 27 juin, constatant que le cœur de sa fille battait "anormalement vite", la mère a "appelé le 18", a-t-elle expliqué à un correspondant de l'AFP. Le médecin-régulateur l'a dirigée vers l'hôpital d'Altkirch mais le lieu ne dispose pas d'urgences pédiatriques. 

En sortant de l'hôpital d'Altkirch, sa fille se met à vomir. Elle appelle alors le Samu qui dépêche une ambulance, arrivée selon elle au bout de "20-25 minutes", sans médecin à bord. Aux urgences pédiatriques de Mulhouse, l'enfant a été examinée au bout "d'une demi-heure". Le diagnostic a pointé "un problème d'asthme et une petite crise de vomissements", a expliqué la mère.


Un médicament a été donné à l'enfant, semblant la calmer. Mais son état s'est rapidement dégradé, nécessitant son transfert en hélicoptère au CHU de Strasbourg, où elle est décédée dans la soirée. Choquée, la mère a déposé plainte le 10 juillet à la gendarmerie de Dannemarie, son lieu de résidence, a expliqué son avocat, Me Sacha Rebmann.

Des temps d’attente "injustifiés"

La plainte est traitée par le parquet de Mulhouse et l'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Mulhouse. Pour l'heure, seule une autopsie médicale a été pratiquée et "nous n'avons que très peu d'éléments sur cette mort dramatique", a déploré Me Rebmann. Un médecin "aurait évoqué une suspicion de myocardite d'évolution foudroyante", selon le conseil qui exige désormais "des explications sur les temps d'attente (dans les prises en charge de l'enfant) qui (lui) semblent injustifiés".

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