Reims : une femme mise en examen après avoir poignardé à mort son conjoint violent

Reims : une femme mise en examen après avoir poignardé à mort son conjoint violent
Justice

VIOLENCES CONJUGALES - Une femme de 32 ans a été mise en examen pour le meurtre de son compagnon jeudi 21 novembre à Reims, dans la Marne. Choquée et alcoolisée, elle "présentait de nombreuses traces de violences très récentes". En garde à vue, elle explique qu'elle l'aurait poignardé "par réflexe" et par peur".

Quand elle a été arrêtée vers trois heures du matin, elle déambulait dans les rues de Reims, ensanglantée et tuméfiée, criant qu'elle venait de poignarder son conjoint. Une femme de 32 ans a été mise en examen jeudi 21 novembre et placée en détention pour meurtre, après avoir poignardé son compagnon violent à leur domicile dans la nuit de mardi à mercredi.

L'homme âgé de 27 ans a été retrouvé inanimé dans leur appartement. Gravement blessé à l'abdomen, il est décédé le mercredi à l'hôpital. "Un seul coup de couteau" lui aura été fatal, a expliqué le procureur de la république de Reims Matthieu Bourrette en conférence de presse, rapporte l'AFP. 

Elle aurait frappé "par réflexe" et "par peur"

Blessée à la tête, avec des hématomes "sur le visage, les bras et les cuisses, et des traces d'appréhension sur les avants-bras et le cou", de "nombreuses traces de violences très récentes" ont été relevées sur la femme, alcoolisée et en état de choc. 

Lors de sa garde à vue, elle a expliqué que son compagnon lui avait asséné un coup sur le crâne avec une bouteille d'alcool lors d'une dispute. Puis qu'il avait tenté de l'étrangler avant de faire mine de frapper leur bébé contre un mur et de le menacer avec un couteau. Alors qu'il avait posé le couteau sur une table, elle s'en serait emparée et l'aurait frappé "par réflexe" et "par peur". Le bébé a été retrouvé en vie, avec des "traces ou marques de pression sur les membres, mais aucune trace de coup", a déclaré le procureur. 

La légitime défense à déterminer

"Il est trop tôt pour avoir une opinion définitive sur la légitime défense", a estimé Matthieu Bourrette. "L'enquête devra déterminer si la riposte était proportionnée à l'agression". 

L'homme était déjà connu de la justice, et venait d'écoper en septembre de quatre mois de prison ferme pour des violences conjugales commises en mai sur sa compagne. La peine était "en cours de signification", a précisé le procureur. 

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