Famille juive séquestrée en Seine-Saint-Denis : cinq personnes mises en examen

Justice

ENQUETE - Cinq personnes on été mises en examen ce vendredi 1er décembre dans la soirée, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte après la séquestration et le vol avec violences d'une famille juive de Seine-Saint-Denis. Les faits remontent au mois de septembre dernier, à Livry-Gargan.

L'enquête se poursuit dans l'affaire de la séquestration d'une famille juive à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis). Une femme et quatre hommes, soupçonnés d'avoir participé début septembre aux faits, ont été mis en examen ce vendredi 1er décembre, dans la soirée, a appris LCI de source judiciaire.

Le parquet avait ouvert une information judiciaire pour extorsion, vol et séquestration en bande organisée, avec violence et arme. Le tout avec cette circonstance aggravante que les faits ont été commis "en raison de l'appartenance vraie ou supposée d'une victime à une religion". 

Cette agression avait provoqué une vive réaction des institutions juives qui avaient dénoncé "une agression antisémite". Le ministre de l'Intérieur avait de son côté condamné "un acte lâche" dont la motivation "semble directement liée à la religion des victimes".

Lire aussi

Le 8 septembre, au petit matin, des cambrioleurs avaient pénétré par effraction dans le pavillon d'un militant associatif âgé de 78 ans. Ils avaient d'abord séquestré le fils puis s'en étaient pris à la mère et au père, qui avait reçu des coups de pied au thorax et à la tête. La famille avait été ligotée et séquestrée pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que la mère réussisse à alerter la police. Selon les victimes, les agresseurs leur ont lancé : "Vous êtes juifs donc vous avez de l'argent."

Parmi les cinq personnes initialement arrêtées et placées en garde à vue figurent trois jeunes nés en 1994, 1995 et 1997. Connus défavorablement des services de police, ils sont soupçonnés d'être les auteurs de l'agression. Dans ce dossier, on retrouve également le commanditaire présumé, un homme de 50 ans, et une jeune femme de 19 ans, "complice" présumée.

Deux des mis en examen étaient déjà incarcérés. Les débats portant sur la détention des trois autres ont été reportés à mardi, indique une source judiciaire. En attendant, ils dorment en prison. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter