Favoritisme à l'Ina : 18 mois de prison avec sursis requis contre Mathieu Gallet

Favoritisme à l'Ina : 18 mois de prison avec sursis requis contre Mathieu Gallet

Justice
DirectLCI
JUSTICE - L'actuel PDG de Radio France comparaissait, ce jeudi, pour des soupçons d'irrégularités dans l'attribution de marchés publics lorsqu'il était à la tête de l'Institut national de l'audiovisuel.

Le parquet de Créteil a réclamé, ce jeudi, 18 mois de prison avec sursis à l'encontre du patron de Radio France, Mathieu Gallet. Il est soupçonné d'avoir favorisé certaines sociétés de conseil, auxquelles l'Ina a versé plus de 400.000 euros.


L'affaire a démarré en 2015. Un corbeau avait envoyé aux administrateurs de l'Ina un rapport détaillé sur les frais de taxi d'Agnès Saal, qui avait succédé à Mathieu Gallet à la tête de l'Institut national de l'audiovisuel. Agnès Saal, suspendue temporairement de la fonction publique, finira par être condamnée par le tribunal de Créteil à une amende de 4500 euros pour détournement de fonds publics. 

Irrégularités dans l'attribution de marchés publics

Mais cette affaire a conduit le ministère de la Culture à se pencher en détail sur les dépenses de l'Ina. Et plusieurs irrégularités dans l'attribution de marchés publics ont été relevées lors de la présidence de Mathieu Gallet. La rue de Valois a transmis en juin 2015 les éléments à la justice, qui a ouvert une enquête pour "favoritisme".

Ces contrats concernent deux sociétés distinctes. D'un côté l'entreprise Balises, dirigée par Denis Pingaud, un professionnel de l'audiovisuel utilisé comme "prestataire externe" par Mathieu Gallet pour la communication à l'INA. De l'autre, un cabinet allemand de conseil, Roland Berger Strategy, sélectionné pour conseiller l'établissement public au terme d'un appel d'offres de seulement cinq jours, selon les enquêteurs.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter