Féminicide dans le Bas-Rhin : le mari mis en examen, l'IGGN saisie

Féminicide dans le Bas-Rhin : le mari mis en examen, l'IGGN saisie
Justice

JUSTICE - L'homme, soupçonné d'avoir poignardé mortellement sa conjointe dimanche soir à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin), a été mis en examen ce mardi et placé en détention provisoire. Le directeur de la gendarmerie a également demandé à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale de réaliser un "audit" sur l'intervention.

En garde à vue depuis dimanche, l'homme soupçonné d'avoir tué sa conjointe à coups de couteau a mis en examen "du chef de meurtre sur conjoint" et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Strasbourg. Âgé de 58 ans, l'homme est suspecté d'avoir, dimanche soir, poignardé à plusieurs reprises, au niveau du cou et du thorax, sa compagne de 40 ans, avait rapporté lundi France Bleu Alsace, qui publiait le témoignage bouleversant de la fille de la victime.

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Audit de l'inspection générale de la gendarmerie nationale

"Il a été requis sa mise en examen du chef d'assassinat et son placement sous mandat de dépôt", a indiqué la procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi. Celle-ci précise que les secours sur place ont constaté "le décès de la jeune femme dont le corps se trouvait à l'extérieur de l'habitation commune, à proximité immédiate de la baie vitrée du salon". Les gendarmes avaient été alertés dimanche, peu après 23 heures, d'une dispute au domicile du couple.

Alors que la fille de la victime a publiquement critiqué le délai d'intervention des gendarmes, la gendarmerie nationale a indiqué mardi soir que son directeur "a sollicité dès ce matin l'IGGN (inspection générale de la gendarmerie nationale) afin qu'un audit soit réalisé sur les conditions globales de l'intervention".

Une plainte "évoquant des disputes et des violences légères " en octobre

En octobre, le parquet de Strasbourg avait été saisi d'une plainte de la victime "évoquant des disputes et des violences légères sans ITT établie sur fond d'alcool depuis plusieurs mois, ainsi que des menaces de dégradations de son véhicule proférées en juillet dernier", poursuit le communiqué du parquet. Le suspect était convoqué "à une audience de décembre 2019 du chef de menaces de dégradations, les investigations réalisées n'ayant pas permis de caractériser d'autres infractions".

Selon le décompte d'associations, il pourrait s'agir du 131e féminicide de l'année 2019. En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugales, selon le ministère de l'Intérieur.

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