Fête clandestine à Joinville-le-Pont : le maire va porter plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui"

Fête clandestine à Joinville-le-Pont : le maire va porter plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui"

JUSTICE - Olivier Dosne, maire LR de Joinville-le-Pont a annoncé ce lundi sur LCI qu'il allait porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui après la fête qui a réuni des centaines de personnes dans la nuit de vendredi à samedi dans un pavillon de sa commune.

L'édile ne compte pas en rester-là. Moins de trois jours après la soirée qui a réuni plus de 300 personnes dans un pavillon de Joinville-le-Pont dans la Val-de-Marne, le maire LR de la commune Olivier Dosne annonce ce lundi sur LCI qu'il va porter plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui".

"C'est une fête qui a dérapé. On a retrouvé des matelas, des préservatifs, il y a eu des batailles à coups de tessons de bouteilles, c'est quand même extrêmement sérieux et je pense que d'ailleurs ce n'est pas une population qui était issue de ma ville, l'enquête le dira", a déclaré l'élu. "Ces personnes sont venues faire la fête de manière honteuse. C'est quand même un mépris de tous les efforts qui sont faits par les professionnels de santé, par les commerces, par tous ceux qui se confinent et qui font attention et qui sont même pour certains en train de perdre leur emploi. C'est extrêmement méprisant. La ville va porter plainte aujourd'hui". 

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Manque de moyens

Selon Olivier Dosne, "ces soirées sont gérées par les réseaux sociaux". "Sur Snapchat, les gens envoient des invitations et les personnes arrivent par Uber ou VTC. Dans la rue ça n'apparait pas", a expliqué le maire. Pour lui, le seul moyen d'éviter ce genre d'événement est d'augmenter les effectifs des forces de l'ordre. "On voit bien le manque de moyens donné à notre police nationale, à la BAC", a estimé l'édile. "A une autre époque, ça ne se serait jamais produit. On a eu des dizaines de réquisitions depuis le mois d'août, ce n'est pas les policiers municipaux qui vont pouvoir mettre un terme à tout cela", a-t-il insisté.

Des violences ont été commises dans la nuit à l'encontre des forces de l'ordre qui ont tenté de stopper l'événement. Une enquête pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique a été ouverte et confiée à la sûreté départementale, a annoncé le parquet du Val-de-Marne. Lors de cette fête, un homme a été blessé et transporté à l'hôpital. Il a été testé positif au Covid-19, selon une source policière. Dans un communiqué publié samedi après-midi, la préfecture de police a invité l'ensemble des personnes présentes "à se faire dépister dans les meilleurs délais et à s'isoler au moins jusqu'à réception des résultats de leur test".

Dimanche, trois personnes ont été interpellées après cette fête clandestine et placées en garde à vue. Elles s'y trouvaient toujours ce lundi. 

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