"Fifagate" : la Cour européenne des droits de l'Homme déboute Platini, jugeant sa suspension "justifiée"

"Fifagate" : la Cour européenne des droits de l'Homme déboute Platini, jugeant sa suspension "justifiée"

FOOTBALL - La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a débouté ce jeudi l'ancien patron de l'UEFA, Michel Platini, estimant que sa suspension fin 2015 de toute activité liée au football était "justifiée".

Voilà, c'est fini ? En 2018, William Bourdon et Bertrand Repolt, les avocats de Michel Platini, expliquaient au Monde : "M. Platini, de façon très documentée, attend de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qu’elle sanctionne la Suisse pour avoir laissé agir sur son territoire des instances juridictionnelles, notamment la commission d’éthique et la commission de recours de la FIFA, mais aussi le TAS (Tribunal arbitral du sport), qui manquent gravement d’indépendance par rapport à l’exécutif de la FIFA." Ce jeudi, la CEDH a rendu sa "décision définitive" : elle déboute l’ex-capitaine et sélectionneur des Bleus, estimant que sa suspension, fin 2015, de toute activité liée au football pendant quatre ans, était "justifiée".

"La sanction infligée ne paraît ni excessive, ni arbitraire"

Pour mémoire, l'ancien président de l'UEFA, qui briguait alors la présidence de la FIFA, contestait ainsi la sanction dont il avait écopé pour un paiement "déloyal" de deux millions de francs suisses (1,8 million d'euros) reçu de celui qui se trouvait alors à la tête de l'instance régissant le football mondial et comptait bien y rester, Sepp Blatter, lui aussi suspendu. Dans un communiqué de presse publié ce jeudi, la CEDH argue "qu'au regard de la gravité des infractions commises, de la position élevée que M. Platini occupait au sein des instances de football et de la nécessité de rétablir la réputation de ce sport comme celle de la FIFA, la sanction infligée ne paraît ni excessive, ni arbitraire".

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Par ce recours à la CEDH, ses avocats espéraient "favoriser une moralisation de la gouvernance de la FIFA et, de façon plus concrète, contraindre la Suisse à provoquer une révision de la procédure", en pointant une "inadéquation du fonctionnement de la FIFA et du TAS avec les grands principes du procès équitable". "J’aimerais bien créer une jurisprudence Platini. Comment peuvent-ils empêcher quelqu’un de travailler dans le football ? Tout ce qui concerne l’éthique doit sortir des mains de cette mafia bureaucratique", taclait ainsi Michel Platini, dans Le Monde, en septembre 2019. Le marathon judiciaire ne prend toutefois pas fin ce jeudi : en octobre 2019, le parquet de Paris a en effet jugé recevable sa plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse" et "association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de dénonciation calomnieuse".

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