Fleury-Mérogis : des enquêtes ouvertes après la mort de deux détenus en prison

Justice

JUSTICE - Deux détenus ont trouvé la mort au sein de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) en moins d'une semaine. L'un a été frappé à mort en promenade, le second a été retrouvé inanimé dans sa cellule. Des enquêtes sont ouvertes.

Deux enquêtes ont été ouvertes après la mort de deux détenus à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Un détenu a été battu en mort à promenade, le second a été retrouvé inanimé dans sa cellule, a indiqué le parquet d’Evry à l’AFP, confirmant une information du Parisien. Deux incidents survenus début avril à quelques jours d’intervalle dans la plus grande prison d’Europe  et qui questionnent. 

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Le 5 avril, un détenu de 39 ans a été pris à partie au moment de son arrivée dans la cour de promenade. "Il y avait une centaine de détenus dans la cour" et de nombreuses auditions de témoins sont en cours, a déclaré le parquet. Incarcéré depuis deux mois, l'homme devait retrouver sa liberté deux jours plus tard. Il a été hospitalisé d'urgence après la bagarre et est resté une dizaine de jours en état de mort cérébrale avant de succomber à ses blessures lundi. 

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"Des détenus l'ont encerclé pour masquer la scène"

"La bagarre a eu lieu alors que la promenade venait à peine de commencer", a précisé une source syndicale. "Des détenus l'ont encerclé pour masquer la scène à la vidéosurveillance et il a été roué de coups". Trois jours plus tard, un prisonnier de 21 ans a été retrouvé inanimé dans sa cellule. "La veille, il vomissait. Il a vu un médecin et il a regagné sa cellule. Le lendemain, on l'a retrouvé mort", a expliqué à l’AFP une source syndicale. 

Toujours selon cette source, "son codétenu a utilisé l'interphone d'urgence vers 6h40 le matin, les surveillants sont immédiatement venus en cellule". Le Parisien explique de son côté que son codétenu aurait appelé le personnel à l’aide à plusieurs reprises, en vain. Une autopsie a été réalisée. "Le résultat montre que le détenu n’était pas en phase terminale d’une grave maladie", consent le parquet interrogé par le quotidien. 

Dans les deux cas, la brigade de recherches de la gendarmerie d'Evry a été chargée de l'enquête, qui doit éclaircir les circonstances de ces décès. Le journal ajoute que quatre détenus se sont également suicidés en à peine plus d’un mois au sein de la prison. Des chiffres alarmants puisqu’au-dessus des statistiques habituelles selon l’Observatoire international des prisons (OIP).

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