François Molins, figure emblématique de la lutte contre le terrorisme, nommé procureur général à la Cour de cassation

François Molins, figure emblématique de la lutte contre le terrorisme, nommé procureur général à la Cour de cassation

Justice
DirectLCI
PROMOTION - Le décret de nomination, qui a été pris vendredi par le président de la République, est publié samedi matin au Journal officiel. François Molins a été nommé procureur général près la Cour de cassation. Il succéderait à Jean-Claude Marin à ce poste prestigieux.

François Molins n'est officiellement plus le procureur de Paris. L'homme, en première ligne dans la réponse judiciaire aux attentats qui ont frappé la France, a été officiellement nommé ce samedi au poste de procureur général de la Cour de cassation, un des plus élevés de l'autorité judiciaire.    Il succède à Jean-Claude Marin. Le poste qu'il libère devrait être confié à Rémy Heitz, qui a reçu il y a dix jours un avis favorable du CSM.


C'est la première fois qu'un procureur général près la Cour de cassation n'est pas nommé directement en conseil des ministres. Conformément à la loi organique du 8 août 2016, le poste a en effet été ouvert à candidatures selon la procédure dite de "transparence" portant sur les mouvements des magistrats. Trois autres candidats étaient en lice pour succéder à Jean-Claude Marin : Philippe Ingall-Montagnier, premier avocat général près la Cour de cassation, Robert Gelli, procureur général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, et Pierre Valleix, procureur général à Montpellier.

Plus haut magistrat du parquet en France

 Le procureur général près la Cour de cassation est le plus haut magistrat du parquet en France. Son rôle consiste notamment à éclairer en droit et en opportunité les juges de plus haute formation de l'ordre judiciaire. Il préside également la formation du CSM chargée de donner son avis sur les nominations de la chancellerie des procureurs de la République, des procureurs généraux qui sont en première ligne dans les procédures judiciaires.


François Molins, 65 ans, occupait depuis le 22 novembre 2011 la fonction de procureur de Paris où il a été propulsé au devant de la scène par la série d'attentats jihadistes qui ont frappé la France, depuis les attaques de Mohamed Merah à Toulouse en 2012 jusqu'aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris ou du 14 juillet 2016 à Nice.  Dans une interview accordée cette semaine à l'hebdomadaire L'Obs, le magistrat affirme que "la justice fonctionne en toute indépendance" et assure n'avoir jamais reçu d'instruction du pouvoir.

En vidéo

Attaques dans l'Aude : Molins dévoile la chronologie de la prise d'otage du Super U

Sur sa décision de communiquer avec précision sur les enquêtes ouvertes après des attentats, il dit avoir "pris conscience" que ces prises de parole pouvaient "rassurer" après l'affaire Mohamed Merah, en 2012. "Cet exercice participe au fonctionnement de la démocratie dans la mesure où il peut renforcer la confiance du citoyen en sa justice. J'ai continué. Je considérais que c'était un devoir. Arrêter de communiquer aurait suscité des interrogations et, je pense, des inquiétudes", explique-t-il.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter