Fraude fiscale : relaxe générale pour la famille Wildenstein, le parquet fait appel

Justice

JUSTICE - La riche famille Wildenstein, accusée d'avoir caché au fisc plusieurs centaines de milliers d'euros d'héritage, a été relaxée jeudi 12 janvier par le tribunal correctionnel de Paris. Le parquet a fait appel ce vendredi.

Le parquet national financier (PNF) a annoncé ce vendredi avoir fait appel de la relaxe générale prononcée jeudi 12 janvier, à 

la surprise générale, en faveur des héritiers de la famille de marchands d'art Wildenstein et leurs conseillers.

Ils étaient poursuivis pour une fraude fiscale se chiffrant en centaines de millions d'euros après avoir caché au fisc un héritage considérable, enregistré principalement dans des "trusts" à Guernesey ou aux Bahamas.

Le président Olivier Géron a évoqué la "claire intention" de dissimulation des Wildenstein. Il a reconnu que cette décision pouvait donc être "incomprise", mais l'a expliquée par des lacunes dans l'enquête et des déficiences législatives en matière de lutte contre la fraude fiscale.

De son côté, le parquet, qui avait requis des peines lourdes contre ces richissimes marchands d'art, estime dans un communiqué qu'un "nouvel examen de l'affaire par la cour d'appel s'avère (...) indispensable".

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Rappel des faits

Le parquet, en dénonçant la fraude fiscale "la plus sophistiquée et la plus longue" de l'histoire récente en France, avait requis quatre ans de prison dont deux avec sursis et une amende de 250 millions d'euros contre le principal héritier : le Franco-Américain Guy Wildenstein, 71 ans.

En octobre dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé pendant quatre semaines six personnes - M. Wildenstein, son neveu Alec Junior, la veuve d'un autre héritier Liouba Stoupakova, deux avocats et un notaire - ainsi que deux "trusts", des sociétés anglo-saxonnes de gestion d'actifs. Le procès a permis d'explorer la gigantesque fortune des Wildenstein : plusieurs milliards d'euros en immobilier de prestige, chevaux de course et toiles de maîtres, disséminés aux quatre coins du monde, via des sociétés-écran enregistrées dans les paradis fiscaux, ces fameux "trusts".

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