Qui est Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris ?

Justice

PORTRAIT - La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête après la fusillade qui a eu lieu à Strasbourg ce mardi soir. Le nouveau procureur de la République, Rémy Heitz, est sur le lieu de l’attaque. Qui est-il ?

Après l’effroi à Strasbourg, la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête. Une enquête de flagrance pour "assassinats, tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle", raison pour laquelle Rémy Heitz se rend sur les lieux. Le nouveau procureur de la République, qui a succédé à François Molins le 16 novembre, va connaitre sa première grande affaire alors que son prédécesseur était devenu devenu la figure publique de l'antiterrorisme face aux attentats qui ont endeuillé la France depuis 2015.

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Natif de Nancy, il fut nommé très jeune procureur de la République de Saint-Malo (1999-2001), période à laquelle éclatait la très médiatique Affaire Godard, ce médecin soupçonné d’avoir tué sa femme et ses enfants. Puis, le magistrat devient vice-procureur de la République du tribunal de grand instance de Paris en 2001, avant de rejoindre le cabinet de Jean-Pierre Raffarin en tant que conseiller technique chargé de la justice, rappelle Le Monde. Par la suite, il fut principalement connu du grand public pour avoir été délégué interministériel à la sécurité routière, entre 2003 et 2006, sous Jacques Chirac. Entre 2011 et 2015, il a aussi présidé le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le deuxième plus important de France.

La magistrature irritée

Mais depuis août 2017, il était directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), un poste clé à la chancellerie pour la mise en œuvre de la politique pénale du gouvernement. Mais Rémy Heitz n’est pas un inconnu dans le milieu.

La nomination au poste de procureur de Paris avait été au cœur d'une vive polémique en septembre, qui a vu l'Élysée accusée d'intervention. La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait auditionné trois candidats en juillet, mais tous, y compris son favori, ont finalement été recalés. Aucun n'aurait satisfait le chef de l'Etat. Et le 24 septembre, un nouvel appel à candidatures a été lancé, irritant le monde de la magistrature. Cette polémique a relancé le débat sur l'indépendance du parquet.

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