Gilets jaunes : procès annulé pour les quatre manifestants ayant forcé le ministère de Benjamin Griveaux

Justice

ACTE 8 - Le procès des quatre manifestants Gilets jaunes ayant tenté de forcer les portes du ministère de Benjamin Griveaux a été annulé ce mercredi 29 mai, pour cause d'irrégularité de procédure, sans toutefois provoquer l'abandon des poursuites.

Procès annulé pour les quatre gilets jaunes en transpalette, le dossier repart au parquet en raison d'un défaut de procédure. Les quatre prévenus, une femme et trois hommes, sont libres sous contrôle judiciaire. Ces manifestants Gilets jaunes sont soupçonnés d'avoir forcé l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux avec un chariot élévateur, le 5 janvier. Parmi eux, un jeune homme a notamment reconnu avoir piloté l'engin de chantier.

Des faits datant du 5 janvier, lors de l'acte 8 des Gilets jaunes

Cela s'était déroulé lors de l'acte 8 du mouvement, autour de 16h15. Avec un transpalette récupéré sur un chantier proche, les quatre accusés, entourés par d'autres manifestants, ont tenté de forcer le portail d’entrée d’une annexe de ministère de l'Economie et des Finances, rue de Grenelle. Ils ne sont pas parvenus à entrer dans l'enceinte du ministère, mais avaient "défoncé la grille, cassé deux voitures et quelques vitres", selon les mots de Benjamin Griveaux.

Benjamin Griveaux, à ce moment encore porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat, était alors dans ses bureaux et avait d'ailleurs dû les quitter. Il avait ensuite qualifié l'acte "d'attaque contre la maison France" et dit déclaré que "ceux qui ont fait ça se sont mis en dehors de la République. Quand un ministère est attaqué, qu'on s'en prend à l'institution, à un membre du gouvernement, à un élu, c'est gravissime." Le 12 janvier, six personnes avaient été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'intrusion dans le ministère de Benjamin Griveaux.

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Le procès annulé pour irrégularité de procédure

Ce mercredi 29 mai, date du procès, le tribunal correctionnel de Paris a validé les arguments de nullité des avocats de la défense. Ils contestent la régularité de la procédure car ils n'avaient pas pu s'entretenir avec leurs clients à leur sortie de garde à vue, ce que prévoit la loi. Le tribunal a donc annulé l'audience, sans pour autant invalider l'enquête ou abandonné les poursuites. Le parquet compte réclamer un nouveau procès. 

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