Gilets jaunes : après le saccage du Fouquet's, le couple soupçonné de vol ressort libre du tribunal

Justice
JUSTICE - Un couple, soupçonné d'avoir participé au saccage du Fouquet's sur les Champs-Élysées lors de l'acte 18 de la mobilisation des Gilets jaunes samedi 16 mars était jugé en comparution immédiate. Il est ressorti libre pour cause de "nullité de procédure".

Ils sont ressortis libres. Le procès en comparution immédiate du couple soupçonné d'avoir volé des objets au Fouquet's lors de l'acte 18 des Gilets jaunes à Paris a tourné court ce samedi 25 mars, le tribunal ayant constaté la nullité de la procédure. En conséquence, le fond de l'affaire n'a pas été discuté mais le parquet conserve la possibilité de poursuivre à nouveau ce couple.


Ambre, 30 ans, et Franck 46 ans, avaient été interpellés jeudi matin en Indre-et-Loire puis placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte des chefs de dégradations par moyens dangereux, vols aggravés et recels aggravés. Ce sont des photos d'un tabouret et de couverts du célèbre restaurant des Champs-Elysées, postées par la jeune femme sur Facebook, qui avaient mis les enquêteurs sur leur piste. Au domicile de l'aide-soignante de 30 ans, les objets en question avaient été retrouvés. 

Le Fouquet's va rester fermé "plusieurs mois"

À l'audience, samedi après-midi, leur avocat, Me Arié Halimi, a plaidé des exceptions de nullité et obtenu gain de cause. "Concernant Madame, le tribunal constate la nullité du procès-verbal de comparution immédiate car l'avocat n'a pas pu faire valoir toutes ses observations" pendant la garde à vue, a relevé le président. Même décision concernant son compagnon, cette fois en raison de "son état de santé constaté qui exige la prise de médicament". Cet homme, atteint de narcolepsie, n'avait pas pu prendre ce médicament depuis samedi matin et ne pouvait donc saisir pleinement les enjeux de la procédure le visant.


"Je suis heureux que le tribunal rétablisse quelque chose qui était complètement rocambolesque", s'est félicité Me Halimi, dénonçant des "moyens disproportionnés" mis en oeuvre dans cette procédure, comme une géolocalisation en temps réel de la téléphonie de sa cliente. Ce couple se revendique du mouvement des Gilets jaunes. 


Sur le fond du dossier, Me Halimi a contesté devant des journalistes tout vol de la part de ses clients. Il a ainsi assuré qu'un vigile du Fouquet's avait distribué des couverts et autorisé la prévenue à prendre un tabouret de la brasserie après le saccage et l'incendie du restaurant. La direction de l'établissement a annoncé vendredi qu'il resterait fermé pour "plusieurs mois", le temps des réparations.

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