Gilets jaunes : l'ancien boxeur Christophe Dettinger est sorti de prison, comment marche son régime de semi-liberté ?

Justice
JUSTICE - Condamné il y une semaine à 30 mois de prison, dont 12 mois fermes aménageables en semi-liberté, Christophe Dettinger a quitté ce mercredi 20 février la prison de Fleury-Mérogis. L'ancien boxeur sera désormais placé dans un centre de Corbeil-Essonne qu'il devra regagner tous les soirs après le travail. Explications.

Il aura dormi derrière les barreaux un peu plus d'un mois. Ce mercredi 20 février, Christophe Dettinger, 37 ans, a quitté la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) dans la matinée. Condamné la semaine dernière à un an de prison ferme et 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve pour des violences commises sur deux gendarmes à l'occasion de l'"acte VIII" des Gilets jaunes à Paris, l'ancien boxeur sera désormais placé dans un centre de Corbeil-Essonne. 


En semi-liberté, un dispositif d'aménagement de peine, il pourra aller travailler tous les jours à la mairie d'Arpajon, où il est en poste en tant que fonctionnaire territorial mais devra rentrer dans ce centre tous les soirs à 18 heures, selon, une information RTL confirmée à LCI par son avocate Me Léger. Le samedi, il bénéficiera en outre d'une demi-journée de liberté au cours de laquelle il pourra notamment voir sa femme, ses trois enfants et ses proches. 

Pas d'interdiction de manifester

Mercredi dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l'ancien champion de France poids lourds-légers en 2007 et 2008 pour "violences en réunion à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique". Le tribunal l'avait également condamné à une interdiction de séjour à Paris pendant six mois et à indemniser ses victimes, deux gendarmes âgés de 27 ans, respectivement à hauteur de 2000 et 3000 euros. Le trentenaire n'est pas interdit de manifester s'il le souhaite, ailleurs que dans la capitale en revanche. 


Les deux militaires, dont l'un était présent à l'audience, s'étaient vus eux prescrire après ces faits survenus le 5 janvier sur la passerelle Léopold Sedar Senghor à Paris, 2 jours et 15 jours d'ITT. Au procès la semaine dernière, Me Emélie Samson, l'un des conseils des militaires, avait fait savoir que l'un de ses clients, du fait du traumatisme, n'avait toujours pas repris le travail. 


Depuis les faits, Christophe Dettinger a exprimé ses regrets. "Quand je me vois taper sur le gendarme, j'ai honte de moi", a-t-il notamment déclaré à l'audience mercredi dernier. Dans une vidéo posté le 7 janvier, 48 heures après les violences sur les militaires, il avait précisé avoir agi dans un accès de colère, ne supportant pas notamment de voir une femme se faire frapper sur la passerelle par les forces de l'ordre.

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